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    Economie

    Ventes de ciment: + de 13,4%

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    L'ensemble des cimenteries ont enregistré une hausse des vente de ciments au 31 août dernier. Cette progression s'explique par les retombées de la campagne agricole de 1996, le rythme soutenu du programme des 200.000 logements et «la dynamique électorale».


    Les cimentiers reprennent de l'espoir. les ventes du ciment pour les huit premiers mois de cette année ont totalisé 4,605 millions de tonnes contre 4,062 millions pour la même période de 1996, soit une hausse de 13,4%. Cette progression est diversement répartie entre les différentes entreprises. En termes de pourcentage, l'opérateur qui se taille la part du lion n'est autre que Ciments du Maroc dont les ventes ont progressé de 15,07% passant à 794.000 tonnes contre 690.000 pendant la même période de l'année dernière. La deuxième position revient à la CIOR qui a écoulé au 31 août pas moins de 997.000 tonnes contre 872.000, soit une progression de 14,33%. Les ciments de l'Oriental sont talonnés par Lafarge Maroc qui a enregistré une augmentation de 14,26%, totalisant 1,923 million de tonnes au 31 août 1997 contre 1,683 million l'an dernier. La quatrième position revient à Asmar dont les ventes se sont élevées à 502.000 tonnes au 31 août contre 441.000 pour la même période de l'année dernière, en hausse de 13,83%.

    Seule ombre au tableau, les ventes d'Asment Témara n'ont augmenté que d'un seul chiffre: 3,5%. En effet, elles ont atteint 389.000 tonnes au 31 août 1997 contre 376.000 pendant la même période de l'année dernière. Ce recul des ventes par rapport à la moyenne de l'ensemble des cimenteries s'explique par des pannes répétées de l'unique broyeur dont dispose l'usine de Aïn Atiq. Cette contrainte a sensiblement réduit la capacité de production de l'entreprise. «Ces problèmes techniques ont perturbé la commercialisation du ciment», explique un cadre d'Asment Temara. Selon lui, la cimenterie restructure l'ensemble de ses services qui vont de la réorganisation des ressources humaines aux nouvelles installations informatiques, en passant par l'extension en vue d'augmenter la capacité de production.

    Dynamique électorale


    Ces statistiques fournies par l'Association Professionnelle des Cimentiers (APC) attestent d'une nette reprise de la consommation des ciments. Ce rythme de croissance des ventes de ciments, qualifié par les professionnels de «prometteur», s'explique par la conjonction de plusieurs facteurs. Le premier concerne l'impact de la campagne agricole de 1996 qui a commencé à donner ses fruits. Pour M. Abdeljalil El Hassani, représentant de l'APC, les retombées de la campagne sont visibles dans l'ensemble des régions. Le décalage dans le temps permet de lancer les petits chantiers et l'autoconstruction notamment.
    Le deuxième facteur à la base de la reprise est lié au programme des 200.000 logements. Pour l'APC, la montée en régime de ce programme social aura dépassé la première tranche (48.000 logements) pour atteindre pas moins de 60.000 logements actuellement en chantier.
    Le regain d'activité est également soutenu par Sala El Jadida, programme d'environ 22.000 logements, qualifié de «vaisseau amiral», voguant avec environ 200.000 tonnes de ciment. La livraison des appartements de la première tranche est prévue pour les jours à venir.

    En outre, les travaux du projet Hassan II pour la construction de 11.000 logements à Casablanca vont bon train. Le projet est destiné en partie au recasement des bidonvilles de Hay Mohammadi et de Aïn Sébaâ. La première tranche de ce projet consiste à livrer 2.400 appartements dans une année. Les autres tranches suivront en fonction du recasement et de la destruction des taudis dont la superficie servira à la réalisation du reste du programme. Ce projet soutiendra également la demande de consommation de ciment.
    D'autres facteurs sont cités pêle-mêle: le programme routier, les barrages, le réseau d'irrigation notamment. Autre facteur mis en avant, la dynamique électorale. Pour le représentant de l'APC, les échéances électorales s'accompagnent généralement d'un regain d'activité dans le bâtiment.

    Mohamed CHAOUI

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