×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Une stratégie pour les produits du terroir

    Par L'Economiste | Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    . Les orientations ont été présentés lors d’une rencontre à Agadir. Au programme: identification des marchés et restructuration des filières. 10 millions de DH alloués au projet Les Assises des produits du terroir et d’origine, organisées à Agadir vendredi dernier, ont été l’occasion de définir de nouvelles orientations pour plusieurs cultures des zones rurales du Souss Massa Draâ. «Nous avons des produits uniques sur le marché, comme l’huile d’argane, le safran, les dattes ou encore l’eau de rose… Des produits très prisés par la clientèle aussi bien locale, nationale qu’internationale. Mais ces derniers sont commercialisés de manière artisanale», déclare Aziz Akhannouch, président du Conseil régional du Souss Massa Draâ (SMD). Cette rencontre marque le démarrage de la restructuration de plusieurs filières. Ce projet pilote, dans lequel s’engage le Conseil régional du Souss Massa Draâ, avec l’appui de la région d’Aquitaine (France), se base sur les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Résilience pour le compte du Conseil régional SMD. Enquête qui confirme que la région regorge de produits très diversifiés, reposant sur des savoir-faire séculaires. De fait, une quinzaine de cultures telles que l’arganier, les ruches traditionnelles de miel et les amandiers de Tafraout ont notamment été identifiées. Un éventail qu’il est possible d’élargir en développant d’autres cultures potentielles comme l’agave, le cactus hoodia, l’arbre à savon. Soit quelque dix-huit produits qui peuvent enrichir la diversité biologique de la région. Reste que dans un premier temps, il est préférable de miser sur six cultures prioritaires. Sur le plan marketing, la démarche, qu’envisage le Conseil régional pour les produits retenus, est de mettre en œuvre d’une part une stratégie de marque indépendante. Il s’agit d’autre part d’appliquer une stratégie de partenariat avec des grossistes existants. Par ailleurs, le ciblage de marchés à fort potentiels, conjugué au développement des filières, est aussi un facteur de succès sur les marchés et des actions qui seront entreprises. La restructuration des filières passe également par une réorganisation des chaînes de production, de collecte, de transformation et de commercialisation. Ce dernier maillon de la chaîne devrait se faire par une centrale de distribution, indispensable pour la réussite du projet. «Cette plateforme serait même la pierre angulaire du projet SMD et un  créateur de marques fortes», préconise le cabinet Résilience. Ainsi, de nouveaux outils de financements seront sollicités pour mettre en œuvre la stratégie de développement des produits du terroir. En attendant, le conseil régional du Souss Massa Draâ a déjà alloué une enveloppe de 10 millions de DH à la mise en œuvre du programme. Un programme ambitieux pour toute la région et notamment pour ses zones rurales.


    Label régional

    Le développement des filières des produits du terroir ne se fera pas sans la mise en place de mesures de protection à travers des indicateurs géographiques et un label régional. «Tous les produits du Souss devront à terme être protégés dans leur spécificité, leur savoir-faire et leur singularité géographique», souligne Aziz Akhannouch. Dans ce contexte, l’instauration d’un cadre juridique marocain concernant les signes distinctifs d’origine et de qualité est très attendue. M. A.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc