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    Une semaine “spéciale entreprise” à l’école

    Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    . Le ministre de l’Education nationale s’est engagé devant le CJD. Les banques toujours sur la selletteLA deuxième journée nationale de l’entreprise, organisée par le Centre des jeunes dirigeants (CJD) (1), a été celle des enseignants et des écoliers, dont la présence massive traduisait bien la thématique choisie “L’entrepreneur démarre à l’école”. Les différents témoignages sur les visites en entreprises ont montré que l’information et la formation pouvaient susciter l’intérêt pour l’entrepreneuriat. L’enjeu est très important pour un pays où les jeunes diplômés s’obstinent à bouder l’initiative privée lui préférant nettement un emploi dans la Fonction publique. Dans sa volonté d’associer les pouvoirs publics à son projet, le Centre des jeunes dirigeants -section Casablanca- a signé un accord-cadre de partenariat avec le ministère de l’Education nationale et le ministère de l’Industrie et du Commerce. Le but étant d’encourager l’esprit d’initiative et d’accompagner le jeune entrepreneur. Invité par le Centre des jeunes dirigeants, le ministre de l’Education nationale, Habib El Malki, s’est engagé à accompagner le CJD dans son rôle de courroie de transmission entre l’école et le monde de l’entreprise. “ Nous sommes prêts à agir en faveur de la promotion et du développement des modules de formation sur l’entrepreunariat dans les filières de formation à tous les niveaux. Le ministre de l’Education nationale s’est engagé aussi sur l’organisation d’une semaine de l’entreprise à l’école et l’université. Pour sa part, Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau, a annoncé le renforcement du partenariat établissement universitaire-entreprise, à travers notamment l’activation du réseau de diffusion technologique (RDT). De plus, il a invité les jeunes porteurs de projets à exploiter les différentes structures d’assistance et de conseil de son ministère.Des mesures incitatives à la libre entreprise ont également été proposées par le secteur bancaire. M. Marsli, secrétaire général de la Fondation Banque Populaire pour la création d’entreprises, a mis en exergue les actions accomplies par la Fondation afin d’encourager les jeunes entrepreneurs. . Porteurs d’idées“Nous accompagnons actuellement 20 porteurs de projets. Et nous avons lancé des appels à projets dans toutes les régions du Royaume”. Les clients de la Fondation sont concrètement de trois types. D’abord, les porteurs d’idées à la recherche d’orientation. Ensuite, les porteurs de projets qui ont besoin d’assistance dans l’élaboration de leur business plan et, enfin, les nouveaux créateurs d’entreprises qui peuvent rencontrer des difficultés au démarrage. Grâce à son réseau dense et aux actions de “Maroc Entreprendre ”, Attijariwafa bank est également impliquée dans la promotion de la jeune entreprise. Dans ce sens, le directeur général adjoint Pôle entreprises à Attijariwafa bank, Hassan Bertal, a promis son appui aux projets parrainés par le CJD. Il a rappelé, à ce titre, le financement de projets de jeunes entrepreneurs dont les lauréats de l’émission “Challengers” et toute la panoplie de crédits avantageux que la banque offre à cette catégorie d’entrepreneurs (crédit initiatif, crédit jeunes entrepreneurs…). L’implication des banques reste néanmoins insuffisante aux yeux de Aziz Alami, du Centre régional des investissements de Casablanca. “L’offre des banques n’est pas encore adaptée aux petits projets; la réactivité n’est pas encore là”. Pour mieux rentabiliser ces débats et sortir avec des recommandations pratiques, deux ateliers ont été mis en place. “L’objectif étant de jeter des ponts entre le monde de l’entreprise et celui de l’université, prendre à bras-le-corps le système universitaire et réfléchir sur des modalités et des outils pratiques d’accompagnement”, a souligné Zakaria Fahim, vice-président du CJD.Le premier atelier a jeté la lumière sur le projet “parcours de jeunes créateurs” qui démarrera en janvier. Il s’agit d’accompagner les entrepreneurs débutants durant une période de 18 mois par un jeune dirigeant formé par “Maroc Coaching”. Cette expérience ne concernera au départ que les villes de Casablanca et Rabat avec l’objectif de former 210 accompagnateurs en 2008. L’assistance n’est pas financière mais humaine. “Notre rôle n’est pas de fournir de l’argent mais de développer des autonomies”, explique-t-on au CJD.Le second a mené une réflexion sur la connexion entre l’école et l’entreprise. Certaines de ses recommandations ont insisté sur la nécessité d’impliquer les jeunes dans le monde de l’entreprise en organisant des rencontres fréquentes avec les patrons et de développer des autonomies chez l’enfant à travers la mise en valeur de ses multiples intelligences.Morad EL KHEZZARI ----------------------------------------------------------(1) Organisée par le CJD, le 17 décembre, à l’hôtel Royal Mansour de Casablanca.

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