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    Politique

    Une presse déchaînée

    Par L'Economiste | Edition N°:2175 Le 20/12/2005 | Partager

    1- Europe- El Mundo (centre-droite) 11/10/05: «Leur abandon en plein désert par la police marocaine et les images d’émigrants menottés dans un bus et appelant à l’aide ont à nouveau rendu manifeste le mépris du régime de Rabat envers les droits de l’homme». - La Razon (droite) 11/10/05: «Peu d’images ont causé autant d’indignation dans la société espagnole» que celles de «ces immigrants menottés et traités comme des animaux par le gouvernement marocain pour être transportés vers un lieu inconnu». - El Pais (centre-gauche, pro-gouvernemental), 11/10/05: «L’Espagne ne pouvait permettre que l’on prenne d’assaut sa frontière chaque nuit, et pour cette raison, ne pouvait cesser d’exiger du Maroc qu’il applique l’accord de réadmission des émigrants irréguliers. Mais au vu de ce qui s’est passé, il convient d’ajouter que le gouvernement aurait dû joindre à cette exigence celle d’un traitement humanitaire pour les Subsahariens expulsés», écrit le journal sous le titre «Ils ne sont pas du bétail».- Libération à propos de clandestins sénégalais (12/10/05): «Les Marocains nous ont bastonnés comme des ânes»- Le Monde (19/10/05): «La tentation est bien trop grande pour les candidats à  l’immigration: une maison neuve coûte au Maroc 6.000 euros (oui, une maison, pas le mètre carré), soit à  peine un an de salaire minimum en Espagne. Cette somme permet d’acheter deux propriétés agricoles en Mauritanie, et même quatre dans les pays subsahariens comme le Mali, où la production de biens par habitant ne dépasse pas 500 dollars par an». - L’AFP, citant le ministre de l’Intérieur marocain, Mustapha Sahel (14/10/05): «Au lieu de nous faire la leçon, l’Europe doit assumer sa responsabilité et aider l’Afrique subsaharienne. Elle a une obligation morale. Elle doit faire preuve de générosité, de charité chrétienne».2- Afrique subsaharienne- Le journal sénégalais Le Populaire: «Un pays frère, le Maroc? A voir comment ils se sont occupés de leurs frères africains, après les évènements tragiques de Cebta et Mellilia, on ne peut s’empêcher de se poser des questions sur nos frères. Largués dans le désert comme de vulgaires bêtes sauvages sans aucune assistance médicale encore moins de bouffe, ces candidats à l’émigration ont dû se demander s’ils étaient bien en terre africaine».- L’hebdomadaire malien le Courrier (14/10/05): «Si le Maroc se barricade derrière l’Occident pour séquestrer et même tuer nos ressortissants, c’est parce qu’il est attiré par l’appât de gain facile de ses partenaires du Nord (…). Quel sale boulot pour un pays qui a toute la considération et le respect du Mali et des Maliens».3- Maroc- Le Matin, quotidien officiel, (12/10/05): «Les ONG et la presse internationales qui s’intéressent de près à ce drame devraient enquêter de l’autre côté des frontières pour savoir dans quelles conditions les immigrés sont acheminés vers le Maroc».- L’Economiste, quotidien proche des milieux d’affaires  (12/10/05): «C’est la plus sale affaire que la diplomatie marocaine affronte: de quelque bout qu’elle soit prise, elle se retourne contre le Maroc»- La Vie économique, hebdomadaire (07/10/2005): «Le Maroc se bat tout seul. L’aide européenne pour la lutte n’a toujours pas été débloquée. Les pays africains sont indifférents. Ils ne font rien pour contrer le fléau et n’acceptent même pas de rapatrier leurs ressortissants à leur demande»- Al Ayam, hebdomadaire arabophone, (10/10/2005): «En un mot, l’Europe veut que le Maroc fasse le sale boulot, celui que les immigrés maghrébins de première génération ont fait».- La Gazette du Maroc, hebdomadaire, (10/10/2005): «Jusqu’ici, la politique de l’Union européenne, définie par le traité d’Amsterdam de 1999, a cherché surtout à maîtriser l’immigration de façon sélective, à instituer des quotas discrétionnaires et à contenir les arrivées de clandestins par le moyen de camps de rétention»- La MAP, agence de presse marocaine, citant le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taib Fassi Fihri (10/10/05): «Le Maroc ne peut tolérer une présence illégale sur son territoire et, comme tous les autres pays, il combat le phénomène migratoire avec ses propres moyens et sans le soutien de quiconque».4- Algérie- Le journal El Moujahid citant le ministre des Affaires étrangères, M. Mohamed Bedjaoui (07/10/05). «Face au déferlement d’accusations fantaisistes, fallacieuses et outrancières de la part des autorités gouvernementales marocaines manifestement à  la recherche de responsables de substitution pour leurs propres actes, l’Algérie prend résolument le parti de la sérénité et de la pondération».N. L.

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