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    Courrier des Lecteurs

    Une nouvelle société de bourse se prépare

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    La Financière Capitale, une banque d'affaires nouvellement créée, vient de déposer une demande d'agrément pour une société de bourse filiale dénommée Euro Bourse. En attendant l'avis des autorités, elle a lancé son activité d'ingénierie financière.


    Début 1998, la SBVC (Société de Bourse des Valeurs de Casablanca) devrait accueillir une nouvelle société de bourse baptisée Euro Bourse. Une demande d'agrément a en effet été déposée auprès du CDVM il y a quelques jours. Si l'avis des autorités est favorable, elle portera à 14, dont 12 en activité, le nombre de structures autorisées à exercer dans le domaine du courtage en bourse des valeurs mobilières(1). La société sera dotée d'un capital de 10 millions de DH, intégralement contrôlé par la Financière Capitale. Contrairement à sa maison mère basée à Rabat, elle va s'installer à Casablanca dans des locaux situés sur le Bd d'Anfa. Euro Bourse comptera au départ un effectif de 8 personnes. Le noyau est déjà constitué.
    La société s'est fixé des objectifs ambitieux. Outre un démarrage très rapide des activités d'intermé-diation, elle envisage de commercialiser, dès les premiers mois, deux sicav actions et obligations, indiquent les responsables qui estiment au passage que le ticket d'entrée au «club de la bourse» ne devrait pas constituer un facteur de blocage.

    En attendant, sa maison mère, la Financière Capitale, une banque d'affaires initiée entre autres par M. Abdelhamid Senhaji qui en est le président, s'attelle à mettre en place les autres filiales.
    Au préalable, elle va d'abord porter son capital social à 25 millions de DH au lieu des 15 millions à la constitution. Outre les actionnaires locaux, le tour de table comprend deux banques d'affaires européennes. Des institutionnels du Moyen-Orient et des fonds européens pourraient également y participer. «Nous avons l'embarras du choix», souligne, visiblement satisfait, un des inspirateurs du projet.
    La filiale Capitale Asset Management sera juridiquement constituée en janvier. Le capital n'est pas encore déterminé. Mais, comme pour la société de bourse, il sera entièrement détenu par la Financière Capitale.

    Intelligence économique


    Quant à l'activité corporate, elle a déjà commencé en attendant la constitution d'une structure juridiquement indépendante. Concrètement, la Financière Capitale a reçu des mandats pour l'étude de projets d'investissement au Maroc et en Afrique, est-il indiqué. Elle a ainsi décidé de s'ouvrir sur le Sud «pour fructifier son expertise».
    Pour cette activité, «nous proposons une offre globale», affirme M. Jamal Benhamou, un des directeurs associés. Le champ d'intervention comprend notam-ment les fusions-acquisitions, la restructuration du haut du bilan et du patrimoine immobilier, la levée de fonds sur les marchés domestique et international, la restructuration d'actionnariat, les études de mise à niveau et le conseil en «intelligence économique». Ce dernier service consiste à proposer la solution technologique adaptée à chaque entreprise. Pour ce faire, les équipes comprenant des ingénieurs seront spécialisées en secteurs d'activité de manière à mieux appréhender les problèmes spécifiques. Il s'agit d'une «approche sur mesure, alors que la plupart des intervenants de la place proposent des solutions standards», explique M. Benhamou.

    A côté des activités classiques d'une banque d'affaires, la Financière Capitale a dans ses cartons un projet de société de leasing. Elle ne sera cependant qu'un actionnaire minoritaire pour un capital prévu de l'ordre de 40 millions de DH. A l'évidence, l'idée n'est pas d'investir ce créneau. La société de leasing permettra tout simplement de nouer des alliances plus solides dans les milieux d'affaires de manière à élargir le portefeuille potentiel.
    Les ambitions de la banque d'affaires sont bien affichées. Elles prouvent, en dépit de la timidité des performances économiques, que le secteur financier est en train de bouger. Les objectifs de croissance économique sont tels qu'il faudra des structures en mesure d'identifier les projets d'investissements productifs ou préparer les entreprises à mieux tirer profit des ressources financières internes et externes.

    Alié Dior NDOUR

    (1) Citibourse est actullement bloquée par des problème de droit d'entrée à la SBVC.

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