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    Une double récession se profile

    Par L'Economiste | Edition N°:3348 Le 26/08/2010 | Partager

    . Signes de fragilité conjoncturelle aux Etats-Unis et en Europe. Effondrement du marché immobilier américain Peut-on tirer des leçons de la dernière crise? En tout cas, les signes de fragilité se multiplient sur le front de la conjoncture aux Etats-Unis et en Europe. «Le scénario d’un nouveau plongeon dans la récession n’est désormais plus exclu», de l’avis des analystes. La Grande-Bretagne court le risque de tomber à nouveau dans la récession et les prévisions de croissance de la banque centrale pourraient se révéler trop optimistes. «Je pense qu’il serait imprudent de dire que ce risque n’existe pas», a déclaré dans un entretien au Times Martin Weale, qui a intégré en juillet le comité de politique monétaire de la banque centrale. L’économiste a évoqué aussi le risque d’une remontée du chômage, d’une baisse des prix de l’immobilier et d’une nouvelle crise dans le secteur bancaire. «Il pourrait y avoir une crise de la dette souveraine ou il pourrait s’agir d’une nouvelle crise de liquidités dans le secteur privé», a-t-il ajouté. D’ailleurs, les prévisions de la BoE, qui table sur 2,8% de croissance en 2011 en Angleterre et 3,2% en 2011, pourraient s’avérer trop optimistes. Les mauvais résultats de l’immobilier américain ont accentué les tensions. Le secteur joue le rôle de déclencheur de la crise financière et de la récession mondiale. En effet, «l’influence américaine sur la conjoncture internationale et les marchés va bien au-delà du simple poids des Etats-Unis dans le commerce et l’économie internationale», expliquent les analystes. Ainsi, les ventes de logements anciens, qui représentent entre 90 et 95% du marché, ont subi en juillet une chute de 27,2%, tombant à leur plus bas niveau depuis 1995, selon les données de l’Association nationale des agents immobiliers (NAR). Les ventes de biens immobiliers existants ont ainsi touché un plus bas depuis 15 ans en juillet. Les ventes de juin ont, elles, été revues à la baisse à 5,26 millions d’unités, contre 5,37 précédemment. Ces chiffres correspondent notamment à l’arrêt du crédit d’impôts mis en place par l’Etat fédéral afin de soutenir les ventes. Faut-il s’attendre à une rechute de l’économie américaine ? Le coup de grâce ou le répit pour Wall Street pourrait venir des prochains chiffres de la croissance du PIB au second trimestre ce vendredi. Des économistes tablent toutefois sur une poursuite de la glissade des volumes de ventes jusqu’en 2011. Il faut dire que l’aggravation de la situation sur l’immobilier survient alors même que les taux d’intérêt sont au plus bas. Cela devrait relancer le marché, est-il expliqué.F. Z. T.

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