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    Une deuxième association

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    AACP, l'ancienne, et AACC, la nouvelle. Les agences de publicité ont maintenant deux associations professionnelles. Les deux associations «ne veulent pas polémiquer»


    Le 7 juillet 1997 a été créée l'Association des Agences Conseil en Communication, l'AACC. Le 10 juillet 1997, elle a formé un bureau provisoire composé de MM Hamid Kadiri (KLEM-Euro-RSCG) président, Noureddine Rhaleb (Cinemapress) secrétaire général, Saïd Nejjar (Coor) trésorier. Les deux assesseurs sont MM. Mohamed Benlemlih (Havas) et Mohamed Belghiti (Cinemapress). Font aussi parti de la nouvelle association en tant que «membres fondateurs» les agences Linéa Conseil et Mosaïk.
    «Le bureau est provisoire, car la situation va sans doute évoluer d'ici la rentrée et il faudra alors élire le bureau définitif», explique M. Kadiri.
    En attendant, l'AACC insiste sur le fait qu'elle ne peut regrouper que des agences-conseil, «dont le métier est de conseiller», renchérit M. Kadiri, qui par ailleurs a été désigné comme juré marocain pour le prochain Mondial de la Publicité Francophone. La nouvelle association exclut les métiers annexes à la publicité-communication. Par contre, elle veut accueillir «toutes les branches de la communication», y compris les nouvelles, comme celles qui vont se développer sur le multimédia.
    Ces précisions sur les métiers de la publicité ne sont pas le fruit du hasard. En effet, une des pommes de discorde entre les deux associations est précisément la définition exacte du secteur. Ce problème remonte aux dernières élections, en janvier 1997.

    Lors des élections du nouveau bureau de l'ancienne association s'était posée la question de la qualité de membre. Assez curieusement, l'Association ne retient pas le versement des cotisations pour définir la qualité de membre. Avaient été reconnus comme qualifiés pour voter aux élections du bureau et du président les 30 présents et représentants d'entreprises travaillant dans le domaine de la publicité. Aux côtés des agences de publicité proprement dites figuraient aussi des producteurs, c'est-à-dire des entreprises qui réalisent les films ou qui impriment le matériel publicitaire. Après deux tours, le président élu était M. Mohamed Laroussi (Avenir Conseil), qui avait donc battu MM. Saâd Marrakchi (Shérazade Conseil) et Hamid Kadiri.
    Sur le coup, lors des élections le 14 janvier 1997, cette définition de la qualité de membre, donc habilité à voter, avait été acceptée. Ce n'est que par la suite qu'elle a été contestée puis devenue un des arguments pour la création de la deuxième association.
    Le contexte de l'élection n'était pas non plus indifférent. Depuis l'automne 1996, le Ministère de la Communication pressait la profession (ainsi d'ailleurs que les médias et les annonceurs) de s'organiser. L'association de la presse hebdomadaire et périodique s'est donc constituée et a désigné le Pr Dilami (L'Economiste) à sa présidence. L'association des annonceurs du Maroc (ADAM) a procédé à ses élections et M. Icho de Oulmès a succédé à M. M'Rabet de Wafa Communication.
    Dans ce mouvement, le président de l'AACP, M. Benlemlih qui avait été maintenu à la présidence pendant plusieurs années, présente sa démission et marque son souhait de ne pas se représenter. La compétition monte alors d'un cran, mais l'ambiance entre les agences reste très conviviale, du moins jusqu'au lendemain des élections, à la mi-janvier 1997.

    Ce n'est que par la suite qu'elle s'est dégradée. La dégradation est intervenue sur des faits matériels, comme le départ de KLEM-EURO-RSCG, Havas et Cine-mapresse de l'AACP ou les déclarations du nouveau président concernant les commissions des agences de communication. Mais ont aussi joué des émotions la présence ou le manque «d'atomes crochus».
    A l'heure où nous mettions sous presse, le Ministère de la Communication n'avait pas encore fait connaître son point de vue sur la création de la nouvelle association et la scission qui en résulte de fait dans le monde de la publicité.
    Pour sa part, l'ancienne association, l'AACP, se dit «surprise et chagrinée» par la création de l'AACC. Elle explique sa surprise par le fait qu'elle «a toujours entretenu d'excellentes relations professionnelles, amicales et confraternelles», avec les agences formant la nouvelle association.

    Nadia SALAH



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