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    Un nouveau directeur, de nouvelles ambitions

    Par L'Economiste | Edition N°:240 Le 25/07/1996 | Partager


    M. Reza Ghaffari vient d'être installé à la Direction Générale de Citibank Maghreb en remplacement de M. Jelloul Ayed, rappelé à Londres il y a quelques mois. M. Ghaffari occupait le même poste dans la filiale polonaise de la banque américaine. De nationalité iranienne, marié et père de deux enfants, le nouveau directeur de Citibank Maghreb est né en 1948. Il vient d'entamer sa 22ème année dans l'institution financière qu'il a intégrée en 1975. Il avait auparavant obtenu un diplôme d'ingénieur d'Etat en 1972 aux Etats-Unis, un MBA une année plus tard et poursuivi une expérience professionnelle de deux ans en tant que consultant dans un cabinet américain. Aussitôt après son recrutement par Citibank, il a été envoyé à Téhéran qu'il quittera en 1980. Il occupera par la suite différentes fonctions dans les filiales de la banque, notamment en Turquie, en Taiwan et en Amérique latine.

    Cette longue expérience dans les pays émergents devrait bénéficier à la filiale marocaine qui avait fait preuve d'un réel dynamisme sous la direction de M. Ayed qui avait, entre autres actions, anticipé sur la réforme du secteur financier en initiant la "bourse game" (formation sur le marché des changes) et avancé des idées intéressantes sur la conduite de la réforme lors de ses interventions dans différentes rencontres. Citibank avait par ailleurs conseillé l'ONA pour son opération d'emprunt international.

    M. Ghaffari veut donner une nouvelle impulsion à la banque qui va s'appuyer sur son réseau international pour attirer les investisseurs étrangers en bourse notamment. Elle compte également renforcer ses actions sur le marché des changes et aider les entreprises dans la recherche de financements extérieurs. La banque, qui s'est positionnée sur le créneau affaires, se propose en outre d'offrir des services de standard international grâce aux télécommunications. Les entreprises pourront ainsi directement mener des opérations grâce au réseau électronique qui sera installé.

    Pour renforcer les moyens, les responsables sont en train de préparer une augmentation de capital qui sera bouclée avant la fin de l'année. Ce capital passera de 100 à 200MDH. "Nous serons toujours une petite banque", souligne M. Ghaffari. Mais l'objectif est d'augmenter la part de marché actuellement à 0,5%. A fin 1995, le total des crédits avait atteint un peu plus de 293 MDH et les ressources 410 millions. La banque avait alors réalisé un bénéfice net de 11,6 MDH pour un total bilan de 708,6 millions. Sa performance se situe au même niveau que celle des grandes banques de la place. La rentabilité nette des capitaux propres a atteint 11,35% en 1995 et le rendement des actifs 1,6% contre 1,7% pour la BCM, 0,9% pour la BMCE et 1,1% pour Wafabank.

    A. D. N.

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