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    Enquête

    Un grand chapitre sur les patrons britanniques

    Par L'Economiste | Edition N°:702 Le 11/02/2000 | Partager


    Dans le rapport annuel de BP Amoco, première société britannique, un long et très complet chapitre est consacré à la rémunération de ses dirigeants. Pour 1998-1999, dernière année fiscale connue, il est noté que son PDG, Sir John Browne, a touché 1,5 million de Dollars dont 900.000 Dollars de salaires et le reste en bonus. Une totale transparence à laquelle sont tenues toutes les sociétés britanniques cotées en bourse.
    Une commission formée d'anciens PDG, comptables, investisseurs dite Greenberry a imposé il y a quatre ans cette pratique pour toutes les entreprises. "Il s'agit de répondre aux demandes des actionnaires, mais l'information est publique pour les journaux, les syndicats et les employés", explique Graham Mason, responsable du CBI (Confederation of British Industry, le Medef britannique), "ce n'est pas une loi, mais une société qui ne se plierait pas à cette règle ne pourrait être cotée au Stock Exchange".

    Package salaires


    "L'ensemble de la rémunération, ce qu'on appelle le package, salaires, fonds de pension, stock-option, doit être public pour tous les directeurs", selon le responsable du CBI.
    De plus, les sociétés doivent expliquer le "mécanisme" de la rémunération. Il y a sept ans, une autre commission a ainsi demandé à toutes les entreprises cotées d'avoir un "comité des rémunérations" formé de membres du conseil d'administration qui statue sur le niveau des gains des dirigeants.
    "Des entreprises comme BP-Amoco ou British Telecom font des présentations très précises des modes de calculs, d'autres se contentent de dire que le bonus est calculé en fonction des performances de la société", explique le responsable du CBI.
    Selon Graham Mason, cette transparence n'a pas forcément modifié le niveau des rémunérations, mais "tout actionnaire est juge des gains des dirigeants comparés à la performance de l'entreprise".

    F. SERGENT (Londres)
    Syndication L'Economiste-
    Libération (France)

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