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    Economie

    Transports et communications au Maghreb: : Trop repliés sur l'espace national et pas assez concertés

    Par L'Economiste | Edition N°:1 Le 31/10/1991 | Partager

    "L'intégration physique du Maghreb implique une nouvelle conception des réseaux de transports et communications", indique l'Association des Ingénieurs de l'EHTP, dans la note d'introduction au Congrès international qu'elle organise sur "le Maghreb des transports et des Communications". Ce Congrès est placé sous le Haut Patronage du S.M. Le Roi.
    C'est la première fois que se trouvent réunis les techniciens et décideurs de secteurs certes connexes mais qui d'ordinaire travaillent séparément: les infrastructures routières, les réseaux téléphoniques, les transports, terrestres, maritimes ou aérien, l'ingéniérie, le financement, ...
    Seront présents aussi, les représentants d'organismes régionaux ou internationaux, tels que la CNUCED, le CETMO (Centre d'Etudes des Transport pour la Méditerranée Occidentale), le Mulpoc de Tanger, ... De manière générale, les administrations nationales négligent de recourir à ces organismes, bien que ceux-ci soient capables d'apporter leurs concours au niveau de l'information, de la concertation, voire du financement.
    Le ton général des conférences préparées pour ce Congrès est un constat sur l'existence de réseaux plus ou moins développés, mais que ceux-ci sont exclusivement orientés vers le service des intérêts nationaux. Ce constat vaut pour toutes les formes de transports et pour toutes les infrastructures liées aux communications.

    Or, outre la volonté politique, l'ouverture des frontières provoque déjà des pressions de la demande sur les réseaux existants, soulignent les experts.
    Comme tout bon ingénieur qui se respecte, ces experts voient leur travail en termes de structures sur le long terme. Aussi, les conférences s'appliquent-elles à évaluer les besoins au delà de l'an 2 000. Elles poussent les raisonnements un peu plus loin, en cherchant à déterminer quels types de liens l'UMA ou les membres de l'UMA, pourront entretenir avec leur environnement régional.
    La libéralisation des transports et communications en cours dans l'Europe Communautaire retient particulièrement l'attention.
    En effet, elle aura qu'on le veuille ou non des conséquences sur l'UMA, note, par exemple M. Saki Aciman, président du CETMO, bien placé pour saisir les tendances lourdes dans l'espace ouest-méditerranéen. Il souligne donc, à plusieurs reprises, que toute décision d'aujourd'hui aura une conséquence struturante sur le long terme et recommande aux responsables des transports des pays de l'UMA de faire précéder leurs décisions de consultations régionales.

    M.C.

    (1) Le numéro 0 de L'ECONOMISTE a publié une étude de M. Chafik sur ce thème.

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