×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Transport maritime: Le Maroc se prépare à la libéralisation

    Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    . Une étude révèle les faiblesses du secteur. Les axes de mise à niveau identifiés LA future politique pour le secteur du transport maritime doit répondre à deux objectifs. D’abord, mettre en place un système efficace, à faible coût et pérenne. Ensuite, réaliser une mise à niveau de la compétitivité des opérateurs marocains pour leur permettre de prospérer dans un marché compétitif. C’est le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, qui l’a annoncé, hier mardi, en ouverture de la journée d’étude, organisée à Casablanca, sur le transport maritime à l’ère du libre-échange. En fait, la journée a été l’occasion de présenter aux opérateurs les conclusions d’une étude commanditée par le département du Transport et réalisée par le cabinet anglais, «Drewry Shipping Consultants Ltd». L’étude s’est d’abord attachée à établir un diagnostic du secteur. Premier constat et non des moindres: «la flotte marocaine ne cesse de décliner en termes de tonnage et de part de marché depuis son point culminant atteint dans les années 80». C’est aussi grave qu’alarmant au moment même où le Maroc œuvre à une plus grande libéralisation des échanges, constatent les professionnels du transport maritime. Un secteur très important pour l’expansion de l’économie nationale. Le Royaume doit, en fait, saisir l’opportunité de sa proximité géographique notamment en capitalisant sur cet atout et en gérant son environnement externe. «Pour cela, il doit tirer profit de l’élargissement des frontières économiques, du développement du commerce mondial et principalement de son emplacement non loin des principaux marchés et à la croisée des routes maritimes internationales», a souligné le ministre. Cela suppose, bien sûr, la «définition d’une nouvelle vision stratégique du secteur, l’élaboration et la mise en œuvre d’une nouvelle politique maritime volontariste et réaliste de la part des pouvoirs publics et aussi la mise à jour du code de commerce maritime», a indiqué Ghellab.L’étude réalisée par le cabinet anglais a en effet révélé que dans la mesure où les importateurs et exportateurs marocains dépendent presque entièrement du transport maritime pour l’accès aux fournisseurs et marchés, l’existence de lignes logistiques performantes n’est plus un luxe. Elle est devenue un impératif, un élément essentiel pour relever et préserver les défis de la compétitivité globale du commerce marocain, principalement des exportations. . Sécurité non conformeL’étude a relevé que les marchandises en vrac constituent le plus gros volume du commerce national: environ 88% des exportations et 76% des importations. En même temps, le fret conventionnel est de plus en plus transporté par conteneurs. Ce mode de transport est en pleine croissance depuis 1992 (10% par an en moyenne). Seulement, ces chiffres ne doivent pas occulter la réalité du secteur: «une flotte médiocre, entretien et sécurité non conformes aux normes internationales, niveau élevé de défectuosité des navires, manque de motivation chez le personnel navigant, diminution des effectifs en formation…». En outre, l’étude de Drewry Shipping Consultants attire l’attention sur le fait que les investissements se limitent essentiellement à des navires aux tonnages de seconde main. Autant donc d’handicaps qui pénalisent le secteur du transport maritime et amenuisent de sa compétitivité. L’effort du gouvernement pour faire face à cette situation sera conséquent, surtout dans la perspective du port TangerMed. A propos de ports, on signale que deux développements importants sont en cours. Il s’agit, d’abord, de la réforme de l’Office d’exploitation des ports (ODEP) que le gouvernement prévoit de séparer en deux entités: l’Agence nationale des ports (ANP) qui servirait d’autorité portuaire et un opérateur commercial, la Société d’exploitation des ports (www.leconomiste.com). En fait, il s’agit tout simplement d’opérer une séparation entre les activités portuaires proprement dites et tout ce qui a trait à la manutention et à la logistique. Ensuite, l’activité d’affrètement de TangerMed sera réservée aux armateurs marocains et aux sociétés marocaines d’affrètement, ou aux intermédiaires installés au Maroc. Sur la base de ce diagnostic, le bureau d’études britannique préconise de nombreuses mesures à même d’améliorer la compétitivité de la flotte marocaine qui ne compte actuellement que 43 navires. Il est ainsi recommandé de réajuster les coûts d’équipage, de maintenance et d’assurance et la charte fiscale. L’étude recommande également la suppression des contraintes imposées aux armateurs marocains et la libéralisation des services directs. Tout comme elle propose la réforme de la réglementation du transport maritime.Jamal Eddine HERRADI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc