×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Tourisme: Des agents de voyage demandent l'assouplissement du CCP Ex

    Par L'Economiste | Edition N°:4 Le 21/11/1991 | Partager

    Dans le cadre de la libéralisation progressive en matière des changes et dans le but de promouvoir les exportations, un nouveau pas a été franchit par l'Office des changes qui a élargi le champ d'autonomie des entreprises exportatrices de biens et services.

    Elles peuvent désormais disposer librement de 20% ou 10% du chiffre d'affaires à l'export et leur droit est pérennisé.

    Pour les agences de voyages, et surtout les plus dynamiques, les nouvelles mesures représentent un facteur de relance. Elles ouvrent le marché des voyages des marocains à l'étranger.

    L'Office des changes a publié une circulaire n°1562 du 29 Mars 1991 autorisant les exportateurs de services à bénéficier d'un compte convertible de promotion des exportations (C.C.P. Ex), dotation en dirhams convertibles fixée à 10% des devises qu'ils rapatrient.

    Cette dotation peut servir à régler des frais très diversifiés liés à l'activité professionnelle (3% de la dotation).

    Ainsi l'Office des changes autorise les professionnels à proposer des voyages organisés à leur clientèle marocaine au moindre coût grâce à la formule des groupes (7% de la dotation).

    Les professionnels marocains du voyage peuvent ainsi organiser des voyages pour touristes étrangers et organiser des voyages de groupes pour marocains souhaitant se rendre à l'étranger.

    Pour ces agences il s'agit là d'un espoir dans une conjoncture difficile.

    Nouveau créneau: le voyageur marocain

    Pour le consommateur marocain les voyages à l'étranger deviennent plus accessibles même pour des destinations très lointaines et onéreuses.

    La possibilité d'organiser des voyages à l'étranger serait le moyen pour certains opérateurs marocains de professionnaliser davantage cette activité et de mieux l'insérer dans les circuits internationaux des échanges.

    D'après les professionnels, le coût en devises n'est pas très important puisque le recours aux formules de groupes permet de diminuer le prix de revient des transports.

    Ainsi les agents de voyage s'alignent en matière de change aux exportateurs de biens matériels.

    Auparavant les professionnels du voyage ne bénéficiaient que d'une dotation plafonnée à 3% de leurs recettes en devises et utilisable pour les foires, les salons, la promotion et autres formes de publicité à l'étranger. Seuls étaient autorisés les voyages organisés à l'occasion de la "Omra". Certaines agences avaient mis au point des formules de voyages organisés pour des pays lointains, mais l'impact demeurait limité, et il appartenait au client de régler les frais de séjour.

    La balle est d'ores et déjà entre les mains des professionnels et leur réussite ne dépendra que de leur capacité à innover les services offerts et de leur capacité à mettre en place les moyens humains et matériels ainsi que le savoir faire nécessaire pour y parvenir.

    C'est dans ce sens que certaines agences de voyages ont élaboré de nouveaux produits susceptibles de répondre aux aspirations et aux moyens d'un plus grand nombre de consommateurs.

    Certains professionnels estiment que les plus grosses agences disposeront en moyenne d'une dotation de 3 à 5 millions de DH en devises par an, ce qui situerait la fourchette des consommateurs entre 10.000 et 15.000.

    Ils estiment que cette dotation est loin d'être suffisante vue l'inflation que connaissent les pays receveurs de touristes. Autrement dit, 10% c'est bien, 20% c'est encore mieux.

    Ceci a pour conséquence d'accroître les coûts des voyages, ce qui réduit la marge de manoeuvre des agences dont les frais ne cessent de croître par rapport aux produits offerts.

    L'amélioration pour 1992

    En raison de la crise du tourisme, les agences de voyages ont demandé un assouplissement dans l'application de la circulaire pour pouvoir bénéficier d'avances sur les commandes prévues pour 1992. L'année 1992 connaîtra une amélioration par rapport à 1991 en ce qui concerne les grands investisseurs.

    Le taux de réalisation des commandes atteindrait l'ordre de 40-50%. Ceci est loin d'être un bon résultat par rapport à d'autres années où ce même taux était de 65-70%. Par ailleurs, les perspectives de réalisation pour 93-94 sont très optimistes.

    L'appel des agences de voyages a été entendu puisque l'Office des changes, loin de faire la sourde oreille, accorde de telles avances au cas par cas.

    Ainsi pourront en bénéficier, les agences de voyages disposant déjà d'un C.C.P. Ex et présentant un dossier solide. Par ailleurs seules les demandes argumentées pourront être prises en compte par l'Office de changes.

    Cet assouplissement progressif de la législation, devient une nécessité en 1992, période de transition dans un processus de libéralisation irréversible.

    Adil LAZRAK

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc