×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Thomas Cook cible le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:148 Le 06/10/1994 | Partager

    Avec un bond de 24% cet été et un autre de 41% pour l'hiver 94/95 , la destination Maroc devient populaire en Grande-Bretagne. C'est ce qu'affirme Ian Johnson, directeur des finances du groupe anglais Thomas Cook alors qu'il tenait une réunion interne à Casablanca. Entrée dans l'activité touristique il y a 153 ans, l'entreprise Thomas Cook possède 1.300 représentants dans 100 pays et emploie 10.000 personnes.

    L'entreprise mythique du tourisme anglais, installée à Picadilly Circus, appartient à deux institutions, West Deutsche Landesbank (90%), 3ème banque allemande, et LTU Group (10%) première entreprise allemande de charters. Aujourd'hui, outre ses activités dans le voyage, elle possède le plus vaste réseau de bureaux de change dans le monde, et se présente comme le deuxième fournisseur de traveller's cheques.

    Au Maroc, elle compte développer une stratégie autour de "l'inbound" . Il s'agit d'offrir la logistique, les prestations terrestres autour des voyages. Le Maroc est considéré comme un pays à fort potentiel. Le produit marocain, en dépit des efforts de promotion, n'est pas suffisamment connu des opérateurs et du public anglais, affirme M. Johnson, contrairement à la Tunisie. Les vieilles villes, l'histoire sont autant d'arguments pour un touriste anglais qui a vu la Grèce et la Turquie, destinations classiques, pour lui, et qui cherche encore à découvrir.

    L'exotisme se vend encore bien, pourvu qu'il assure la sécurité. De toute façon, les populations vivent plus longtemps, et le, niveau de vie s'élève. La promotion touristique passe tant par les campagnes type "Eblouissement des sens" que par le bouche-à-oreille. Chaque touriste qui vient devrait en encourager d'autres. M. Johnson ignore le taux de retour particulièrement faible, qui reste un indicateur d'insatisfaction. Pourtant, le pays est bien placé, bien desservi et facile d'accès par avion. Ce qui explique la tenue à Casablanca d'un séminaire qui a retenu 45 professionnels de Thomas Cook en "finance, planification et information technologique". Il s'agissait d'organiser un brainstorming entre directeurs de différentes filiales sur les procédures de budget, de contrôle des coûts, d'investissement et de "stratégie objective".

    Les méthodes de management ont bien évolué depuis 1842, quand Thomas Cook organisait des voyages d'un jour, par train, pour un shilling, thé et jeux compris, pour éviter aux Anglais de sombrer dans l'alcoolisme. 15 ans après, il emmenait 165.000 personnes de Londres à Paris pour une exposition universelle. Le tourisme de masse naquit ainsi, durant l'austère époque victorienne.

    Khalid BELYAZID

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc