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    Téléphonie mobile : Des signes de frémissement sur le marché des portables

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager

    Conséquence indirecte d'une reprise de la demande, les distributeurs de portables se battent à coups de publicités dans les journaux. Quelques voix s'élèvent dans le secteur pour déplorer que l'opérateur public ne suive pas. Selon les professionnels, le réseau serait actuellement saturé et les cartes GSM se font rares. Ce à quoi Itassalat Al-Maghrib oppose un démenti.


    Les empoignades publicitaires dans la presse ne sont pas trompeuses. Le secteur de la téléphonie mobile connaît un frémissement. Quatre grandes marquent se partagent le marché du téléphone portable: Nokia, Ericsson, Siemens et Motorola. Depuis quelques semaines, les sociétés de commercialisation des appareils portables enregistrent une amélioration des commandes, et pour certaines, une hausse de fréquentation pour les demandes de renseignements sur les prix et les réseaux. Même si ce regain d'activité est différemment vécu, la tendance est globalement à l'optimisme. C'est vrai, confirme un responsable de Teneris, société spécialisée dans la vente de la marque Ericsson, "l'on constate une reprise sur le marché; c'est la face cachée de l'assainissement". Autre conséquence: les clients demandent de plus en plus d'informations avant d'acheter, "pour se rassurer". Prudence tout de même auprès de SBCI (Bell Canada) et Télésolem, où l'on affirme que les gens viennent surtout pour se renseigner sur les prix et les caractéristiques techniques du produit. "Pour l'instant, il faut attendre que les intentions d'achat se concrétisent", souligne-t-on. C'est également l'optimisme chez Sicotel: "ça commence à bouger depuis quelque temps". La société commercialise des appareils Nokia importés de Finlande. Même s'il n'est pas négligeable, l'argument de l'assainissement n'est pas systématiquement mis en avant, certaines marques ayant été relativement épargnées par les circuits d'importation en contrebande, "grâce à la vigilance du fabricant". Reste que le différentiel des prix avec Derb Ghallef pouvait aller jusqu'à 2.000 DH, ce qui n'est pas rien. Dans ces conditions, l'arme principale des distributeurs de portables était le service après-vente.

    25.000 abonnés GSM

    Les chiffres communiqués par la direction commerciale d'Itassalat Al-Maghrib indiquent que, pour le premier trimestre 1996, les abonnements ont augmenté au rythme de 12 à 13% par mois, soit l'équivalent de près de 1.100 nouveaux numéros. Depuis le début de l'exploitation du GSM en avril 1994, 25.000 personnes auront souscrit à l'abonnement. Il semble que la modification du palier tarifaire ait également attiré une clientèle supplémentaire. Ce palier est passé de 0,80 DH les 12 secondes contre 9 secondes précédemment. Plus concrètement, la minute de communication par téléphone portable revient actuellement à 5 DH TTC. En revanche, lorsque vous appelez de l'étranger à partir d'un portable GSM, la facture des appels est majorée de 30% au titre de la couverture des risques de l'opérateur.

    Si les distributeurs et Itassalat Al-Maghrib s'accordent sur les indices de la reprise, des divergences apparaissent notamment au niveau de la capacité du réseau. Les premiers constatent que la hausse de la demande arrive au moment où le réseau de l'ONPT arrive, selon eux, à saturation. Depuis deux semaines, constatent-ils, les cartes GSM sont en rupture de stock dans les agences commerciales de l'Office. Démenti catégorique auprès de la direction commerciale d'Itassalat Al-Maghrib: "Nous avons encore une marge de 3.000 abonnés au niveau du réseau", affirme M. Bounhar, responsable du service GSM. La capacité actuelle est de 28.000 lignes alors que nous n'en sommes qu'à 25.000 abonnés. Et dans quelques jours, l'Office procédera à l'extension du réseau GSM, confirme-t-on à la direction commerciale. Concernant la pénurie des cartes, la réponse se fait plus nuancée: le problème qui se pose est l'adaptation des cartes à la taille des appareils. Une partie importante du stock de cartes détenu par Itassalat Al-Maghrib n'est pas adaptée à la taille de la majorité des portables circulant au Maroc. Explication: lorsque la commande avait été passée, l'Office ne connaissait pas la photographie réelle du parc des terminaux.
    Dans la téléphonie, la miniaturisation va de pair avec les prix. Plus c'est petit, plus l'appareil multiplie les options et plus c'est cher. La fourchette des prix des appareils portables va de 5.800 à 7.000 DH hors taxes. Selon que vous êtes sur le GSM ou le NMT, les deux principaux réseaux exploités par l'ONPT, les conditions d'utilisation de votre portable ne sont pas les mêmes. Le GSM bénéficie de l'avantage de la confidentialité et de la commodité: les appareils GSM sont plus petits et légers (entre 250 et 300 grammes). Par contre, si le réseau NMT est plus performant au niveau de la zone de couverture, il utilise une bande hertzienne non cryptée et nécessite des appareils plus lourds que pour le GSM.

    Abashi SHAMAMBA

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