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    Economie

    Télécoms: L’heure est aux bonnes conditions de concurrence

    Par L'Economiste | Edition N°:2172 Le 15/12/2005 | Partager

    . Le cadre juridique est là, reste à parfaire l’environnement économique. Le décret d’application de la licence fixe de Méditel en Conseil de gouvernement aujourd’huiMohamed Benchaâboun, le directeur de l’Agence nationale de régulation des télécommunications, a du pain sur la planche. Si la libéralisation des télécommunications est effective depuis 1999, elle passe aujourd’hui à la vitesse supérieure avec l’arrivée, sur le segment du fixe, d’un second opérateur. Méditel devrait en effet commencer ses activités dans ce domaine au mois de janvier. Le décret d’application est examiné aujourd’hui en Conseil de gouvernement. Maroc Connect, le deuxième opérateur sélectionné pour exercer sur ce même créneau, doit faire son entrée quelques mois plus tard. «L’Agence a été dotée de l’ensemble des outils nécessaires pour remplir sa mission de régulation, il s’agit dorénavant de maintenir les bonnes conditions de concurrence», a indiqué Benchaâboun aux matinales de l’Association des lauréats de l’Iscae, dont il était l’invité, hier matin, autour du thème «les perspectives du secteur des télécommunications». Tous les aspects juridiques de l’ouverture ont été résolus. Reste donc à créer l’environnement économique adéquat pour attirer le plus grand nombre d’investisseurs. L’échec du premier appel d’offres relatif au fixe s’explique en partie par l’absence de facteurs attrayants. Mais il est aussi dû au comportement des opérateurs. «Le mobile s’est substitué au fixe parce que les opérateurs ont mis sur le marché des offres plus adaptées aux attentes du consommateur», devait expliquer Benchaâboun. Plus question donc de refaire les mêmes erreurs. Et l’opérateur historique en est conscient. De nombreuses nouvelles formules ont été proposées à la clientèle ces deux dernières années. Objectif: fidéliser le plus grand nombre et drainer une clientèle supplémentaire avant l’entrée en lice du concurrent. Avec l’ouverture à deux autres opérateurs, le taux de pénétration du fixe devrait se situer aux alentours de 12% d’ici dix ans. Il est actuellement un des plus faibles dans la région: à peine 4,5% cette année, quasiment le même niveau qu’en 1999. C’est donc l’Internet qui se chargera, en partie, de faire redémarrer le fixe. Sur les dix années à venir, le taux de pénétration de la toile devrait être de 5 à 8%. «Chaque année, l’augmentation du nombre d’abonnés Internet est égale au nombre global d’abonnés en 2003», déclare le DG de l’ANRT. C’est dire les perspectives d’évolution du secteur. En agissant davantage sur le comportement des consommateurs, le développement des nouvelles technologies au Maroc devrait connaître une croissance appréciable. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’un important projet d’équipement des établissements scolaires va être lancé dans les prochaines semaines. Il consiste en l’équipement en infrastructures informatiques d’écoles et en la formation de professeurs dans le but d’initier les jeunes et donc les futurs adultes à l’utilisation d’Internet. Il s’agit d’un impératif dicté par l’environnement international où Internet est devenu une composante essentielle aussi bien pour la communication que pour les tâches quotidiennes. Amale DAOUD

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