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    Courrier des Lecteurs

    Taux d'épargne nationale: 18,8% en 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    L'épargne nationale a enregistré un léger mieux en 1996. Les placements présentant un caractère plus stable ont bien progressé. Un bon point pour le financement des investissements.


    «Il ne serait guère possible de réaliser une croissance conséquente et financièrement sou-tenable sans rehausser d'une manière significative le niveau de l'épargne», soulignait M. Mo-hamed Seqat, gouverneur de Bank Al-Maghrib lors de la présentation du rapport 1996. C'est là une nécessité que les décideurs ne manquent pas de rappeler dans pratiquement tous leurs discours.
    Dans les faits, un léger mieux a été enregistré en 1996. Par rapport à l'année précédente, le montant de l'épargne intérieure a progressé de 28,9% à 50,9 milliards de DH. Dans la foulée, l'épargne nationale a atteint 60,3 milliards de Dirhams compte tenu des 9,4 milliards de revenus extérieurs nets, relève le rapport. Le taux d'épargne nationale a ainsi progressé de près de deux points, passant de 16,9% en 1995 à 18,8% en 1996 du PIB. Ce gain a été principalement réalisé à la faveur du fort taux de croissance enregistré en 1996. Certes, les réformes financières ont bien avancé durant ces dernières années, mais il reste encore du chemin pour que le taux de l'épargne atteigne un niveau permettant de réaliser une forte croissance. Il s'agit en pratique de compléter un peu plus vite l'échafaudage, notamment par l'accélération de dossiers comme le marché hypothécaire, le code des assurances et la Caisse d'Epargne Nationale (CEN).

    Nouveaux placements

    Pour 1996, les placements financiers, en termes de flux nets, ont grimpé de 16,3% par rapport à l'année précédente à 34 milliards de Dirhams. D'après le rapport de Bank Al-Maghrib, les placements revêtant un caractère d'épargne plus stable se sont accrus de 32,7% à 26,4 milliards de Dirhams, compte non tenu des avoirs liquides.
    Il est souligné que cette évolution s'est accompagnée du transfert d'une partie de l'épargne vers les produits de création récente, entre autres les parts d'OPCVM (Organisme Placement Collectif en Valeur Mobilières) entrés en activité au cours de 1996.
    Les placements des entreprises non financières et des particuliers dans ces OPCVM ont totalisé 1,9 milliard de Dirhams dont 549 millions détenus par les RME. Bank Al-Maghrib constate que le transfert de l'épargne vers les nouveaux produits s'est opéré au détriment des placements classiques tels que les Bons du Trésor.
    Pour la même année, les flux nets d'avoirs liquides, exclus les comptes sur carnet, ont reculé de 18,4% à 7,6 milliards de Dirhams. Il est expliqué que cette baisse recouvre des évolutions différenciées. Les avoirs en billets et monnaies ont ainsi progressé de 3,3 milliards en 1996 contre 2,2 milliards en 1995, en raison de l'amélioration des revenus ruraux. Sur la même période, les dépôts à vue augmentaient de 4,3 milliards de Dirhams au lieu de 7,2 milliards pour l'année précédente.

    Epargne institutionnelle

    Côté placement à court terme, un net fléchissement a été enregistré au niveau des flux nets. Ils n'ont atteint que 6,766 milliards de Dirhams au lieu de 7,981 une année plus tôt, soit un recul d'un peu plus de 15%.
    Par nature de placement, les comptes sur carnet ont enregistré 2 milliards de Dirhams supplémen-taires contre 2,6 milliards en 1995. Dans ce contexte, la CEN a réalisé un bon score comparativement aux banques grâce à un taux de rémunération supérieur d'un point et à l'exonération d'impôts. Du coup, le volume des fonds gérés a progressé de 17,4% contre 7,9% pour les comptes sur carnet.
    Le flux des comptes et bons à échéance fixe, constitués en quasi-totalité de dépôts inférieurs à 2 ans, a atteint 4,7 milliards de Dirhams. Cependant, il est fait remarquer que la part de ces placements dans la formation des actifs financiers a été ramenée à 13,8% au lieu de 16,5% une année auparavant, notamment en raison de la baisse de la rémunération des dépôts à terme.
    Les souscriptions nettes en Bons du Trésor à court terme ont, pour leur part, totalisé 118 millions de Dirhams, contre 636 millions et 3,5 milliards, respectivement pour 1995 et 1994.

    Pour ce qui concerne les place-ments à moyen terme qui regroupent notamment les Bons du Trésor à 3 et 5 ans émis dans le cadre des emprunts nationaux, les Bons de privatisation et les TCN (titres de créances négociables), les flux nets ont totalisé 1,35 milliard de Dirhams en 1996, contre 361 millions en 1995. Cette évolution est surtout le fait des BDP (Bons de Privatisation) (2,7 milliards de Dirhams dont 1,8 milliard échangés en 1996) mais également des TCN qui totalisent un encours de 610 millions de Dirhams exclusivement en BSF (Bons de société de financement) et CD (Certificats de dépôt) sur les échéances comprises entre 2 et 7 ans.
    L'augmentation de l'épargne institutionnelle a suivi la même tendance que celle des placements à moyen terme. Les flux nets se sont élevés à 7,385 milliards de DH à fin 1996, contre 3,655 milliards pour l'année précédente. Cette redynamisation de l'épargne institutionnelle est expliquée par les opérations de restructuration menées au sein des compagnies d'assurances et de la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) dont les réserves additionnelles sont passées de 862 millions de Dirhams en 1995 à 1,5 milliard en 1996.
    Du point de vue des titres de sociétés, les flux sont montés à 10,3 milliards de Dirhams dont près de 8,5 milliards pour les titres nouvellement émis et 1,8 milliard pour les actions de sociétés privatisées.

    Alié Dior NDOUR

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