Affaires

Tanger sous les feux de la rampe

Par L'Economiste | Edition N°:2166 Le 07/12/2005 | Partager

. Un festival de cinéma marqué par l’augmentation du Fonds d’aide . 63 films (courts et longs) en compétition du 2 au 10 décembreTanger renoue pour la deuxième fois cette année avec le cinéma. Pour sa huitième édition, le festival national du cinéma a choisi en effet la ville du détroit. Ainsi, 21 longs métrages et 42 courts sont dans la course pour le plus grand bonheur des cinéphiles jusqu’au 10 décembre. Cette édition est à marquer d’une pierre blanche. Le public présent à la séance inaugurale en gardera longtemps le souvenir d’une soirée pas comme les autres. Présidée par Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, la soirée était plein de suspense. En effet, le ministre a quelque peu «damé» le pion aux stars du cinéma présentes par l’annonce qu’il a faite concernant l’augmentation des aides accordées à l’industrie cinématographique. «Les aides seront augmentées et passeront de 30 millions de DH à… ( quelques instants de silence suivent) 50 millions de DH», annonce Benabdellah, sûr de son effet. Suivent cris de joie et salves d’applaudissements qui chauffent le Roxy de plusieurs degrés. Les aides qui ont été augmentées de 5 millions de DH en 2004 sont de ce fait presque doublées, au grand plaisir des réalisateurs et producteurs nationaux. Benabdellah ne s’en est pas arrêté là. Il a en effet annoncé que les cahiers des charges des deux chaînes réservent désormais une place de choix aux productions cinématographiques marocaines. Ainsi, la première chaîne -Radio télévision marocaine (RTM)- devra produire 30 longs métrages et 20 pour la chaîne d’Aïn Sebaâ, 2M. Le ministre a aussi promis toute une série de mesures afin d’encourager et de développer la réalisation de productions étrangères au Maroc. Après ces nouvelles réconfortantes, le public a pu savourer «Brahim ou le collier de beignets», un film de 1957 dirigé par Jean Flechet. Le long métrage était présenté en dehors de la compétition officielle. Ce dernier met en scène Hassan Essakkali dans un de ses premiers rôles. Le film retrace l’histoire d’un chômeur à la recherche d’une vie digne au lendemain de l’Indépendance. Enfin, on apprend que le festival pourrait définitivement élire domicile à Tanger. Le nombre de films en compétition et le lobbying exercés par les animateurs culturels de la ville y sont pour beaucoup.


Les petits potins du festival

«Benabdellah, superstar»: Le ministre a été grandement applaudi lors de l’annonce des aides cinématographiques. Il l’a été encore lorsqu’il parla d’une cinquantaine de longs-métrages que les deux chaînes de télévision nationales auront à produire en 2006. «Maman, j’ai raté l’avion»: La présidente du jury longs métrages, l’Espagnole Issona Pasona, n’a pu assister à la séance inaugurale du festival car elle a raté son avion. La présentatrice, voulant faire de l’esprit, a dit «qu’elle devait certainement avoir d’autres choses à faire». Sans commentaire. Beignets d’aujourd’hui et d’hier: Avant la projection du film «Brahim ou le collier de beignets», la présentatrice a demandé à Hassan Essakali si les beignets de 1957 avaient la même saveur que ceux d’aujourd’hui. Allez comprendre pourquoi…«Hôtel sous siège»: Le gros des troupes du festival a trouvé refuge à l’hôtel Chellah. Le comité d’organisation a pris le contrôle de l’établissement en le transformant en centre logistique et d’appui. Bon nombre des invités y sont logés, ainsi que les journalistes. Le centre de presse a été installé dans l’ancienne discothèque, la salle informatique étant placée là ou trônait l’ex-guérite du DJ. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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