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    Economie

    Souss/agriculture
    Le secteur manque de main-d’œuvre

    Par L'Economiste | Edition N°:3421 Le 10/12/2010 | Partager

    . Trois ouvriers sur 10 ne sont toujours pas rentrés des fêtes de l’Aïd. La rareté des employés crée une inflation des salairesLes congés d’Aïd Al Adha s’assimilent aux grandes vacances des écoliers, dans la filière des primeurs dans le Souss-Massa. Une grande partie de la main-d’œuvre n’a toujours par repris le travail. Selon un professionnel, on peut estimer aujourd’hui que 30% des ouvriers agricoles ne sont toujours pas rentrés des vacances. Aussi, la main-d’oeuvre manque et par conséquent son coût a augmenté. «L’ouvrier exige aujourd’hui de ne travailler que 4 heures par jour à 90 DH alors que le salaire en vigueur est de 55 DH», précise Ahmed Mouh Mouh, producteur et exportateur de primeurs. De son avis, cette rareté de la main-d’œuvre engendre par ailleurs un manque à gagner qui peut-être estimé de 20.000 à 30.000 DH l’hectare de tomates. Un produit en pleine période de campagne d’exportation. Au 28 novembre dernier, ce sont plus de 64.284 tonnes qui ont été expédiées au départ du Souss vers les marchés extérieurs. Et les exportations continuent. En ce moment, c’est un volume de 2.000 tonnes environ de tomates par jour qui est exporté. En raison de l’absence des autres origines sur les marchés extérieurs, il y a une forte demande sur l’origine Maroc. Même si en raison du froid, la consommation baisse légèrement. Mais elle devrait se maintenir, selon les opérateurs, jusqu’au 22 décembre. En outre, le mauvais temps a un autre impact, celui d’entraver la circulation des marchandises. Des soucis qui n’entament pas cependant le moral des agriculteurs. Les dernières précipitations ont mis du baume au cœur de tous. Les barrages sont ainsi quasi-pleins. Actuellement, le taux de remplissage global des barrages du Souss-Massa est de près de 95%. Aussi, les professionnels du secteur sont très optimistes car les pluies tombées profiteront également aux différentes cultures, en particulier les céréales d’automne et l’arboriculture fruitière, à savoir les agrumes, l’olivier et l’amandier. D’un autre côté, ces pluies profiteront aussi aux parcours par le développement du couvert végétal offrant des quantités appréciables d’unités fourragères au cheptel de la zone. La superficie emblavée jusqu’à aujourd’hui s’élève à 8.700 ha, soit une augmentation de 13% par rapport à la campagne précédente. Il est attendu que les superficies augmenteront considérablement les jours qui viennent avec l’accélération des travaux du sol et l’ensemencement des champs. De notre correspondante, Malika ALAMI

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