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    Economie Internationale

    Sous la pression des Américains : Télécommunications: La libéralisation reportée à février 1997

    Par L'Economiste | Edition N°:229 Le 09/05/1996 | Partager


    L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a prolongé les négociations sur la libéralisation des télécommunications jusqu'au 15 février 1997 alors qu'elles devaient s'achever avant le 1er mai.
    Devant le refus des Américains de signer l'accord sous prétexte que la qualité des offres de libéralisation était insuffisante, notamment en ce qui concerne les pays asiatiques, les autres pays ont fini par se rétracter. La Malaisie et l'Indonésie n'ont pas fait d'offres à l'OMC et la Corée du Sud limite les investissements étrangers entre 20 et 33% du capital de ses entreprises.

    Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le directeur général de l'OMC, M. Renato Ruggiero, a indiqué que l'essentiel était d'avoir évité la rupture.

    Les pays ont en effet signé un protocole d'accord qui entérine les offres déjà présentées. "Il n'était pas question de signer un accord partiel, qui exclut les satellites et les câbles sous-marins. En revanche, nous avons obtenu que les offres actuelles des pays soient gelées jusqu'à un mois de la date butoir", a expliqué un responsable français, cité par Les Echos.

    La déception des Européens était forte le 30 avril. "C'est la seconde fois en moins d'un an que Washington se dérobe ainsi en dernière minute", remarquait M. Yves Galland, ministre français chargé des Finances et du Commerce extérieur. Déjà en juin dernier, les Américains avaient refusé de s'associer à une déréglementation des services financiers.
    De son côté, Sir Leon Brittan a estimé que le blocage qui a empêché la ratification de l'accord était "un revers pour l'Organisation Mondiale et le système du Commerce multilatéral".

    L'objectif recherché à travers cette libéralisation est de susciter une plus grande concurrence entre opérateurs et de contribuer à faire baisser le coût des services de télécommunications ainsi que de développer les infrastructures dans les pays en voie de développement, explique la presse française.
    Les 53 pays engagés depuis plus de deux ans dans de difficiles négociations ont donc cédé à la pression américaine et accepté de pousser la date butoir au-delà des élections présidentielles américaines. "Il est très difficile de conclure une entente d'une telle portée alors que les Américains sont en campagne", a indiqué Sir Leon Brittan.

    Les pays signataires représentent la quasi-totalité du marché mondial des télécoms (93%), lequel est estimé à quelque 500 milliards de Dollars (1$US=8,80DH) par an.

    Une fois ratifié, l'accord multilatéral n'entrera en vigueur que vers 1998.

    Hakima EL MARIKY

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