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    International

    Sommet de Hong Kong
    L’OMC toujours bredouille

    Par L'Economiste | Edition N°:2172 Le 15/12/2005 | Partager

    . Toutes les questions restent en suspens. Une nouvelle rencontre prévue en avril Les pays membres de l’OMC, incapables de boucler à Hong Kong leurs négociations sur la baisse des barrières douanières, s’orientaient mercredi 14 décembre vers la fixation d’un nouveau rendez-vous en avril, alors que les Africains menaçaient de faire capoter la réunion sur le coton. Au deuxième jour de la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), une vingtaine de manifestants, des paysans sud-coréens, ont encore tenté de forcer un cordon de police protégeant le centre de conférences de Hong Kong, avant d’être repoussés sans ménagement par les forces de l’ordre. La veille, sept manifestants et deux policiers avaient été très légèrement blessés lors de semblables bousculades à l’occasion d’un rassemblement de 5.000 altermondialistes. A l’intérieur du bâtiment, les 149 pays membres ont poursuivi leurs discussions destinées à faire progresser les négociations lancées voilà quatre ans sur un nouvel accord de libéralisation des échanges. Il aurait déjà dû être conclu il y a un an et les pays membres doivent achever leurs travaux fin 2006. Mais faute de consensus sur le dossier ultradélicat de l’agriculture, la conférence de Hong Kong devra très probablement être rejouée au printemps. «Nous ne devrions pas partir sans fixer une date, au début de l’année prochaine, pour nous retrouver de nouveau afin de sortir de l’impasse», a réclamé le représentant américain au Commerce, Rob Portman. Le G20, qui réunit des grands pays émergents hostiles aux subventions agricoles des pays riches, «est déterminé à parvenir à un accord chiffré au début d’avril», a assuré de son côté le négociateur brésilien, Celso Amorim. Mais sans attendre cette échéance, les pays africains producteurs de coton ont de nouveau menacé de «ne pas s’associer» à un éventuel consensus à Hong Kong, faute d’engagement des pays riches sur la baisse de leurs subventions cotonnières qui pèsent sur les cours mondiaux. «Nous sommes venus ici pour obtenir des résultats concrets, pas pour entendre encore des propositions qui ne seront jamais respectées», a déclaré le président de l’Association cotonnière africaine, Ibrahim Malloum. Faute de mieux, les participants espèrent au moins se mettre d’accord à Hong Kong sur un ensemble de mesures favorables aux pays les plus pauvres (PMA), prévoyant que les produits de ces pays puissent entrer sans droit de douane ni contingent sur les marchés des pays riches. L’UE a commencé à offrir un tel dispositif aux PMA et souhaite que les Etats-Unis et le Japon suivent le mouvement. Mais le commissaire européen Peter Mandelson a dit craindre que le plan en faveur des PMA soit «menacé». Les Etats-Unis offrent déjà un accès sans droit de douane aux produits des pays africains mais pas à un PMA comme le Bangladesh, dont les exportations textiles sont redoutées par les producteurs américains.Synthèse L’Economiste

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