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    Politique Internationale

    Soirées dans les hôtels: Ramadan a rattrapé le réveillon

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Les hôteliers font grise mine. Les recettes de fête de fin d'année leur glissent entre les doigts.


    Plus que quelques jours et l'année 1997 aura vécu. D'habitude, c'est la période où les hôteliers se frottent les mains. Les fêtes de fin d'année sont souvent synonyme de bon taux de remplissage. Les banquets n'arrêtent d'innover pour attirer le maximum de fêtards. Festins et spectacles ingénieux au menu. Certains annoncent même des packages pour le 31 décembre avec chambre de luxe, dîner Saint-Sylvestre et petit-déjeuner du jour de l'an. Cette année Ramadan a rattrapé le Réveillon. Plus de campagnes publicitaires sur les journaux, plus de formules incroyables, ni de soirées à thème.
    A une semaine du jour de l'an, des hôteliers disent hésiter encore sur l'opportunité d'organiser le réveillon.
    A Casablanca, quelques hôtels ont prévu un dîner et un accompagnement musical de préférence marocain. «Vous savez, les soirées ramadanesques sont plutôt vécues en famille. Les gens ont plus l'habitude de rendre visite aux proches», expliquent-ils.
    D'autres ont choisi de faire l'exception pour faire plaisir à leur «clientèle étrangère». L'accent est surtout mis sur les menus aux dépens de l'animation.

    Le Sheraton propose, au Trianon, une soirée aux chandelles accompagnée de l'orchestre Star Melody pour 420DH (eau sodas et cotillons inclus). Au menu, du saumon frais, des crevettes, du veau au foie gras et champignons sauvages, de l'agneau en croûte d'herbes, du boeuf...
    La salle El Andalous sera habillée à la marocaine avec orchestre, chanteuses et danseuses. Le menu et les boissons sont à la carte.
    A quelques mètres de là, le Royal Mansour Meridien propose pour 800DH une soirée Saint-Sylvestre avec cocktail de bienvenue avant de passer à table. Là encore, du foie gras, des salades, des filaments de potager et herbes fraîches... Une «animation musicale» est annoncée timidement.
    Au Hyatt Regency Casablanca, Ramadan ou pas, on fait la fête. C'est même l'occasion d'orienter l'animation vers l'ambiance orientale et traditionnelle. Le restaurant L'olivier sera animé «jusqu'aux lueurs de l'aube» par l'homme orchestre Armando Paone.

    Ambiance orientale


    Côté gastronomie, langoustines et huîtres gratinées sont à l'honneur aux côtés d'un ravioli de foie gras à la crème sauge et d'une feuillantine d'agneau verdoyant.
    Au Restaurant Dar Beida, une ambiance et un menu à l'orientale avec spectacle de chants et danses emmèneront les fêtards vers les premières heures de 1998. Ils savoureront le long de la soirée quelques spécialités marocaines.
    C'est aussi l'occasion pour l'hôtel de lancer son programme pour «Les soirées ramadaniennes 1998». Un buffet complet pour le Ftor au prix de 160DH par personne est proposé tout au long du mois sacré au Golden Gate. Ceci en plus d'un «important programme d'animation nocturne ayant pour thème divertissement, convivialité et gastronomie». Il y aura de la musique andalouse, du raï, du populaire, de l'oriental...
    Le Holiday Inn a opté pour l'orchestre Botbol, connu pour sa musique populaire. Le menu est tout aussi alléchant.

    Marrakech est depuis longtemps la destination favorite des Marocains pour les fêtes de fin d'année. Mais cette année c'est relativement calme. Les quelques 5 étoiles qui ont fini par se décider se comptent sur le bout des doigts. Au Palmeraie Golf Palace on a joué le grand jeu avec plusieurs animations. Il y en a pour toutes les bourses. Accueil folklorique, orchestres andalou et international, danses orientales et menu de gala au Narjis pour 1.500DH. Un trio de guitaristes et un dîner pour 800DH au Signor Santi. Pour le même prix, un pianiste et un violoniste accompagneront le dîner au Matignon. Le New Feeling propose également un trio guitariste et un dîner mais à 600DH. Pour ceux qui veulent passer une bonne soirée sans avoir à casser leurs tirelires, ils pourront bénéficier d'un menu et d'une animation jazz au Bowling à 400DH ou d'un simple brunch de fête au Grand Bleu pour 300DH.
    A Tanger, un hôtelier soutient: «Nous n'avons rien prévu parce que c'est Ramadan. Nous respectons la religion!». Pourtant, la religion n'a jamais interdit de faire la fête.

    Hanaâ FOULANI

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