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    Enquête

    SNB-CDT: Sit-in et menace d'une marche

    Par L'Economiste | Edition N°:634 Le 09/11/1999 | Partager

    · Cinq cents responsables syndicaux bancaires en sit-in

    · Des abus administratifs à l'origine de la grève


    Jeudi 4 novembre, une foule était rassemblée devant la Banque du Maroc.
    Hommes et femmes scandaient leurs slogans sous, tout de même, le regard intéressé de badauds et d'agents de la police.
    Comme annoncé dans L'Economiste du mardi 2 novembre, le Syndicat National des Banques (SNB-CDT) a tenu son sit-in, avec grève de faim, les jeudi et vendredi derniers, à cause de certains "abus administratifs dans plusieurs banques en l'absence de dialogue. Si ces deux jours de grève ne donnent pas leurs fruits, nous entamerons une marche de dix milles banquiers ", explique à L'Economiste, M. Abdelhak Riki, un des syndicalistes. Selon ce dernier, cinq cents responsables syndicaux des dix sept banques marocaines ont répondu à l'appel.
    M. Riki a rappelé que plusieurs mutations sur des employés... syndicalisés ont eu lieu dans plusieurs banques. M. Abdelkrim Benatik, secrétaire général du SNB, avait déclaré à L'Economiste, dans son édition du mardi 2 novembre, et repris par M. Riki, que Bank Al-Maghrib avait transféré deux employés sans leur consentement. Un homme de l'agence de Fès à celle de Ouarzazate, encore en construction, et une femme mariée, mère de famille, à celle de Laâyoune. Ces déclarations ont été démenties par ladite banque dans un communiqué parvenu à la Rédaction vendredi dernier. La Direction des Ressources Humaines de Bank Al-Maghrib a précisé qu'il y a eu mutation de cinq agents, de Fès et d'ailleurs, et selon des critères précis, notamment celui du célibat.
    Il ne s'agit là que d'un cas parmi d'autres. Selon M. Riki, l'abus des "patrons bancaires" est multiforme: il va de la mutation (Bank Al-Maghrib), en passant par l'intimidation (CIH), allant jusqu'à la suspension (Crédit du Maroc).

    Quant à la CDG, considérée ici comme une banque, " le paradoxe est encore plus déplorable. La Direction Générale mobilise des sommes colossales pour l'embellissement du bâtiment, alors que depuis plusieurs années, il n'y a pas eu d'augmentation", indique-t-il.
    Par ailleurs, les responsables syndicaux dénoncent la restructuration du secteur bancaire qui se fait en dehors de toute concertation avec les premiers concernés, à savoir les employés. "Si l'on fait comme tatcher, c'est la porte au licenciement collectif. Ces deux jours ne sont qu'un avertissement. S'il n'y a pas de dialogue, ce sera une marche de dix milles banquiers. Il faut que l'intelligence et la raison l'emportent sur la médiocrité", ajoute-t-il. Interrogés sur la situation dans leurs banques respectives (BMCI et Crédit Agricole), MM. Benatik et Riki n'ont pas été très bavards. Aux expressions de leur visage, il semblerait que les abus n'ont eu lieu que dans les autres banques. "La bataille a été dure", tient à préciser M. Benatik. Les divergences feraient partie donc du passé...

    Ilham BERRADA

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