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    Economie

    Sifel/Agriculture bio
    Le Royaume s’appuie sur l’expertise allemande

    Par L'Economiste | Edition N°:3421 Le 10/12/2010 | Partager

    . Déclaration d’intention de coopération entre les deux pays . Un séminaire en 2011 sur le cadre juridique allemand et européen relatif à l’agriculture biologique Agadir vit depuis jeudi aux rythmes de la 8e édition du Sifel Maroc (Salon international professionnel de la filière fruits & légumes), qui se poursuivra jusqu’au 12 décembre. Rencontre incontournable pour tous les opérateurs du secteur agricole, cette grand-messe draine, depuis les premières éditions en raison de l’importance de l’origine Maroc sur les marchés extérieurs, de nombreux partenaires, acheteurs et professionnels étrangers ainsi que d’autres régions du Royaume. Et cela ne va pas sans retombées sur le secteur touristique. En effet, les hôtels tout comme les restaurants de la ville font le plein pendant la période de la manifestation. Comparativement aux précédentes éditions, ce qui est remarquable cette année au niveau de l’organisation c’est la tenue de la rencontre dans le parc d’exposition récemment aménagé par la wilaya du Souss-Massa-Draâ. Cet espace de 10 ha environ offre non seulement un site d’exposition mais aussi un parking d’une capacité de plus de 11.000 places. Et cela donne une toute autre envergure à ce salon. Cette année, cette rencontre réunit à travers quatre halls 370 exposants de 21 nationalités et attend plus de 45.000 visiteurs. Le fait marquant également de cette nouvelle édition, c’est la place d’honneur réservée à l’Allemagne parmi les participants. Ce choix n’est pas fortuit. La thématique clé du salon est l’agriculture biologique, et l’Allemagne est le plus important marché d’Europe pour ce genre de produits. En effet, «pour la seule année 2009, le chiffre d’affaires généré en Germanie par cette branche a presque atteint la barre des 6 milliards de DH. Le chiffre d’affaires global de l’agriculture biologique a quadruplé durant les douze dernières années», souligne Ulf-Dieter Klemm, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Maroc. Dans notre pays, l’agriculture biologique gagne du terrain mais la filière est encore très jeune et connaît des contraintes qui freinent son développement. Outre une production limitée, le coût de la certification est élevé sans oublier celui des intrants pour la lutte intégrée. Les professionnels trouvent aussi contraignant la période de reconversion d’une agriculture conventionnelle à une agriculture biologique. Mais le ministère de l’Agriculture veut apporter du changement dans la filière. Aujourd’hui le cadre législatif est au niveau du secrétariat général du gouvernement, précise une responsable institutionnelle. La loi devrait rentrer en vigueur en 2011. Parallèlement le département de l’Agriculture veut s’appuyer sur un partenaire fort pour accompagner la filière. Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, et Ulf-Dieter Klemm ont signé jeudi lors de l’inauguration du salon une déclaration d’intention pour une coopération dans le domaine de l’agriculture biologique. Une des premières actions de cette collaboration est d’organiser en 2011 un séminaire d’experts d’une durée de deux jours qui portera sur le cadre juridique allemand et européen relatif à l’agriculture biologique. Une rencontre qui aura pour cible les experts du ministère de l’Agriculture et les organismes relevant de sa tutelle, tous impliqués dans le processus législatif en faveur de la filière de l’agriculture biologique.


    Opportunités

    «Plus d’un tiers de la consommation allemande des produits issus de l’agriculture biologique est importé, ce qui correspond annuellement à deux milliards d’euros. Il s’agit essentiellement de fruits, de légumes et de fruits exotiques. Il est donc évident que d’énormes opportunités s’offrent au Maroc», avance Ulf-Dieter Klemm, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Maroc. Selon lui, le consommateur allemand de produits bio est très sensible et soucieux de l’environnement. «Aussi il préfère acheter des oranges marocaines qui poussent à quelques kilomètres des frontières de l’Europe plutôt que des oranges provenant d’Amérique du Sud. Celles-ci ne sont disponibles sur les étalages des supermarchés qu’après un long transport onéreux en termes de consommation d’énergie», ajoute le diplomate. Malika ALAMI

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