×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Sarkozy/Immigration
    La levée de boucliers ne faiblit pas

    Par L'Economiste | Edition N°:3342 Le 17/08/2010 | Partager

    . Le président pointé du doigt par l’ONU. Les autorités roumaines présenteront une stratégie pour l’intégration des RomsAprès les critiques de l’opposition contre les projets de durcissement sécuritaire et la série de démantèlements musclés de camps illégaux en France, Nicolas Sarkozy est pointé du doigt par l’ONU et la presse étrangère. En effet, cette politique a été violemment critiquée à l’ONU pour le lien établi entre immigration et insécurité. En France, le pouvoir est accusé à gauche de promouvoir un «racisme d’Etat» à moins de deux ans de la présidentielle. Des voix discordantes ont également commencé à s’élever à droite. «Cette politique est choquante. On se moque des Français. Les problèmes de sécurité ne tiennent pas à quelques camps de Roms», a dénoncé hier lundi le député du parti présidentiel UMP, François Goulard, dans le quotidien Le Parisien. Ce proche de l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin estime qu’»on donne des gages à une partie de l’opinion pour une efficacité à peu près nulle. C’est de la poudre aux yeux».Sans adhérer à un tel discours, le Parti socialiste accuse le pouvoir de faire du «Le Pen light». Le ton est monté jeudi dernier lorsque la secrétaire nationale du PS Najat Vallaud-Belkacem, proche de Ségolène Royal, a dénoncé, après les critiques à l’ONU, «les manigances estivales d’une bande sans scrupule prête à instrumentaliser toutes les haines pour de basses raisons électoralistes».En matière de sécurité, «l’échec de Nicolas Sarkozy saute aux yeux», c’est un échec «cruel», résume Benoît Hamon, le porte-parole du parti. Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, affirme pour sa part sur son blog, statistiques à l’appui, «des progrès indéniables ont été accomplis depuis quelques années». L’ancien Premier ministre reste toutefois dubitatif devant une nouvelle loi sur la déchéance de nationalité. «Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient appliqués», écrit-il.Par ailleurs, les autorités roumaines présenteront devant leur homologues français une stratégie pour l’intégration des Roms lors de la future visite à Paris du secrétaire d’Etat roumain chargé de la réinsertion de cette minorité.«Au-delà de la situation créée par les déclarations des autorités françaises et les mesure annoncées, il est nécessaire de poursuivre les mesures internes d’intégration», a déclaré Valentin Mocanu, chargé depuis fin juillet de la réinsertion des Roms, notamment ceux rapatriés de France. Selon Mocanu, «une délégation roumaine se rendra à Paris le 30 août pour discuter de la situation des Roms, alors que la France a décidé récemment de durcir sa politique à l’égard de cette minorité». Le secrétaire d’Etat roumain à l’ordre et à la sécurité publique Dan-Valentin Fatuloiu doit se rendre également à Paris, pour discuter de l’amélioration de la coopération policière roumano-française, ainsi que de la possibilité d’envoyer des policiers roumains supplémentaires en France.Pour rappel, en 15 jours, une quarantaine de camps illégaux de Roms ont été démantelés en France et quelque 700 personnes sont en voie d’être expulsées en Roumanie ou en Bulgarie. Signe d’un nouveau tour de vis sécuritaire, Nicolas Sarkozy a aussi prévenu qu’il entendait priver de la nationalité française certains criminels d’origine étrangère.Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc