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    Economie

    Safi renforce son statut de destination balnéaire

    Par L'Economiste | Edition N°:3332 Le 03/08/2010 | Partager

    . Safi Ville et Souiria K’dima labellisées pavillons bleus cette année. La plage Lalla Fatna manque d’eau et d’électricitéDEUX pavillons bleus pour la province de Safi! Les plages de Safi Ville et de Souiria K’dima ont été labellisées pour les deuxième et quatrième années consécutives. Mais le programme «Plage propre» de la province, issu d’un partenariat entre la fondation Mohammed VI pour l’Environnement, les sponsors et les collectivités locales, comprend des aménagements sur cinq centres balnéaires. En plus de Safi Ville et de Souiria K’dima, le Cap Bedouza, ainsi que les plages de Lalla Fatna et de Sidi Keram Eddif pourraient à terme obtenir le précieux label écologique.L’année passée, la plage de Safi Ville a obtenu pour la première fois son pavillon bleu. Une belle reconnaissance pour les efforts entrepris par les autorités régionales et le sponsor Ciment du Maroc, quand on se souvient que jusqu’en 2005 la plage de Safi était fermée. «Il n’y avait qu’une dune inaccessible et séparée de la ville par un grillage anarchique. Il a fallu investir 15 millions de DH pour que la ville ait sa plage», se rappelle Dalida Guerraoui, responsable de l’Environnement à la wilaya de Doukkala-Abda. Depuis deux ans, de nombreux aménagements ont été opérés telle la construction de la corniche, la mise en place de blocs sanitaires, d’un club nautique et de locaux pour la sûreté, la construction d’un centre de secours et de premiers soins, ainsi que le balisage de la plage. De gros investissements ont également été consentis pour améliorer la qualité des eaux de baignade qui est passée de B à A en 2009: «Il y avait du souffre qui émanait du port minéral situé à côté de la plage. De plus, il n’y avait pas d’égouts et les eaux usées arrivaient directement sur la plage. Nous avons donc aménagé un caniveau le long de la corniche», poursuit Guerraoui. Cette année, quelques difficultés supplémentaires ont dû être surmontées. «La falaise qui entoure la plage est très vivante. Il y a régulièrement des éboulements et il faut effectuer des opérations de nettoyage. Cette année, avec les intempéries, il a fallu également fournir de grands efforts de désherbage», explique la responsable de l’Environnement. Située à 30 kilomètres de Safi, la plage de Souiria K’dima en est à sa quatrième labellisation consécutive. Le sponsor, le groupe Office chérifien des phosphates (OCP), y a consenti de gros investissements depuis une dizaine d’années. L’enveloppe budgétaire est de 13 millions de DH répartis sur onze ans et de pas moins de 4,7 millions de DH sur trois ans. En plus des infrastructures classiques (corniche, sanitaires, centre de santé…), d’autres actions ont été mises en place telle la sensibilisation à la protection de l’environnement, à l’hygiène et à la propreté, l’embellissement du site et sa délimitation. «Cette année a connu également l’achèvement des travaux de la place centrale qui accueille les soirées artistiques», indique l’OCP. Précisons également qu’un projet d’assainissement de la plage est en cours d’étude.Située sur un site extraordinaire, la plage de Lalla Fatna est fréquentée toute l’année, surtout par des Allemands et est réputée pour la qualité de son sable. Actuellement, la route menant à la plage a été dallée, les escaliers ont été réhabilités et la plage est déjà dotée d’un centre de secours et de premiers soins. Mais pour obtenir le précieux label, il faudra encore quelques années, car il reste un obstacle de taille. La plage n’est pas approvisionnée en eau et en électricité. «De tels investissements sont très conséquents. Il faut donc que la Région, ou les collectivités locales, trouvent des sources de financement», souligne t-on. Quant au dernier centre balnéaire, la plage de Sidi Keram Eddif, elle est déjà alimentée en eau et en électricité et la route d’accès est déjà revêtue. «Ces aménagements ont été pris en charge par la commune rurale de Eyer qui a énormément investi pour sa plage», souligne Guerraoui. Le sponsor Ciment du Maroc a entrepris quelques aménagements supplémentaires (centre de secours, blocs sanitaires, terrains de sport), mais étant donné qu’il sponsorise trois plages, la wilaya espère faire venir un autre sponsor tel que l’Onep-One en remplacement. «Avec un nouveau sponsor, on pourrait obtenir le pavillon bleu », assure Guerraoui.


    Cap Bedouza se prépare

    Safi ne compte pas en rester à deux pavillons bleus. Le prochain centre balnéaire qui pourrait l’obtenir est le Cap Bedouza, dont le sponsor est l’ANP. Les eaux de baignade sont de qualité A, la plage est dotée d’un local pour la protection civile et la gendarmerie, ainsi qu’un centre de premiers soins en cours de construction. «On a lancé il y a un mois le projet de corniche qui permet de structurer la plage. Rien que pour 700 mètres, il s’agit d’un investissement de deux millions de DH, pris en charge par la direction générale des collectivités locales. La réalisation de blocs sanitaires a également été entamée», précise Guerraoui. D’autres investissements ont été consentis par l’ANP, tel l’aménagement des trottoirs, la réalisation et l’équipement d’un terrain de sport, la mise en place d’un mirador. Le projet d’assainissement de la plage est également en cours d’étudeDe notre correspondante,Marie-Noëlle RASSON

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