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    Economie

    Routes rurales: Un milliard de Dirhams par an

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Plus de 2.600 km ont été pour l'heure réalisés dans le cadre du programme national de construction de routes rurales pour un montant de 1,2 milliard de DH. Un milliard de DH est nécessaire chaque année pour l'avancement du programme.


    AU mois d'août, le progra-mme national de construction de routes rurales a totalisé 2.609 km, soit un peu plus de 20%. Au total, plus de 11.200 de km seront réalisés au cours d'une période allant de 7 à 9 ans.
    Dans ces 2.609 km de routes, 1.723 revêtues ont été construites et 886 non revêtues ont été aménagées. Ces réalisations ont absorbé près de 1,2 milliard de DH.
    C'est ce qui ressort des chiffres communiqués par la Direction des Routes et de la Circulation Routière (DRCR)(1).
    Le coup d'envoi du programme avait été donné en 1995. Il comportait la construction de 5.111 km de routes revêtues et l'aménagement de 6.125 km de pistes. Les opérations du program-me ont été arrêtées avec les élus locaux.
    Sur le plan spatial, la région du Sud accapare la part du lion, soit 25% de la totalité du programme. Elle est suivie par le Centre avec (17%), talonnée par la région du Centre-Nord (15%). La même tendance se manifeste dans les réalisations. Près de 30% des réalisations ont été effectuées dans le Sud (311 km aménagés et 470 km construits)
    Le chiffre de 11.200 km reste toutefois loin des besoins. Selon un diagnostic effectué par la DRCR, sur les 38.000 km de pistes rurales de désenclavement, plus de 80% ne sont pas aménagées. De même, sur 82% de ces pistes, la circulation est dans un état qualifié de mauvais à très mauvais. Près du tiers de ces pistes sont impraticables pour des périodes supérieures à 30 jours. Selon la DRCR, le rythme de réalisation du programme peut être accéléré s'il y a des financements complémentaires. Environ 1 milliard de DH par an sont nécessaires. La construction de nouvelles routes absorbe environ 75% du coût et l'aménagement de pistes 25%.

    L'année 1995 a été d'ailleurs favorable aux routes rurales. Rappelons que la Loi de Finances 1995 avait institué un prélèvement sur le prix du carburant pour financer le fonds routier.
    «La faiblesse des interventions dans le passé s'explique par la faiblesse des ressources financ-ières», indique M. Otmane Fassi Fihri, directeur des Routes et de la Circulation Routière. Selon lui, les collectivités locales et des associations d'usagers avaient joué un rôle positif. L'utilisation de matériaux locaux participe à la compression des coûts. Sur la base des résultats d'études techniques ou de simulations en laboratoire, les matériaux locaux de la région peuvent être déclarés utilisables ou non. Ces investigations sont effectuées notamment par le Laboratoire Public d'Essais et d'Etudes (LPEE).

    Impacts mesurés


    Ce programme a provoqué plusieurs retombées positives sur la population. En termes de création d'emplois, 738.200 journées de travail ont été enregistrées. De même, une soixantaine d'entrep-rises ont travaillé dans ces chantiers.
    Côté satisfaction sociale, M. Abdenbi Rmili, chef de la Division des Travaux Neufs à la DRCR, a rappelé les principales conclusions d'une étude d'impact socio-économique effectuée par la Banque Mondiale en 1996. Il en ressort la diminution du coût du transport (de 300 DH à 150 DH la tonne sur 10 km). C'est également le cas pour les prix des produits de base.
    Des améliorations allant de 31 à 150% ont été enregistrées pour les productions fruitières, les investissements agricoles ou encore l'utilisation d'engrais. Autre impact, la fréquentation des centres médicaux et le taux de scolarisation ont augmenté.
    Nous pouvons donc imaginer ce qu'une route fermée peut coûter: une productivité inférieure, de l'analphabétisme et de la non-sécurité Une lettre d'un couple, propriétaire d'une auberge (Ksar Sania) à Merzouga, illustre bien cette situation. Elle explique comment un touriste s'était perdu, puis mourut de soif, au mois d'août, parce que les pistes sont impraticables et que des affiches de signalisation sont inexistantes.

    Malika ElL JOUHARI
    (1) Une réunion de présentation a été tenue le 18 septembre.

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