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    Economie

    Retour à la croissance au 3ème trimestre

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    Le premier semestre aura été plutôt morose. Le troisième trimestre devrait connaître un retournement de tendance, selon les prévisions de la Direction de la Statistique. Néanmoins, pour cette année le PIB devrait chuter de 2,5%.


    Après la bonne performance de 1996, l'activité économique devrait afficher un repli en 1997. A l'origine de cette régression, la rude épreuve à laquelle a été soumis le secteur agricole. C'est sûr maintenant, le taux de croissance pour cette année sera négatif. Le PIB en terme réel chuterait de 2,5%. Au niveau du secteur agricole, les conditions climatiques défavorables ont fortement conditionné les résultats des principales cultures. Aussi une réduction de 26,6% de la valeur ajouté agricole est-elle attendue. Les autres secteurs, à l'exception du commerce, devraient être à la hausse. Le PIB hors agriculture croîtrait de 3%.
    Par trimestre, la tendance est plus atténuée. Les prévisions pour le troisième trimestre 1997 sont plutôt positives.

    Le PIB devrait s'inscrire en hausse de 5,7% par rapport au deuxième trimestre. Pour ce dernier, les effets de la mauvaise campagne agricole sont là. Le deuxième trimestre a en effet coïncidé avec la période des récoltes. Il a également été marqué par une dégradation de la conjoncture. La croissance économique a enregistré, en glissement annuel, une baisse de près de 7%. Evidemment, c'est le secteur agricole qui est à l'origine de cette situation. Sa valeur ajoutée chuterait de 40%. Le PIB hors agriculture affiche aussi une tendance à la baisse quant à son rythme d'évolution. Sa croissance ne devrait pas dépasser 1,9% en glissement annuel. Ce PIB devrait reculer de 1,5% par rapport au premier trimestre.
    Pour ce dernier aussi la tendance à la baisse est nette: 6,1% en glissement trimestriel. Rapporté à la même période 1996, le premier trimestre 1997 marque en revanche une hausse de 1,6%. A rappeler que le début 1996 s'était caractérisé par une perturbation de l'activité économique du fait de la campagne d'assainissement. Cette hausse en glissement annuel a été obtenue en dépit de la diminution de 8%, les autres secteurs l'ayant compensée par une augmentation de 3,5%.

    Baisse des prix à la consommation


    Autres indicateurs, toujours sur ce premier trimestre, les transactions commerciales avec l'étranger ont enregistré une hausse de 5,8% par rapport à la même période de l'année précédente. Les exportations ont augmenté plus rapidement que les importations, soit 7,4 et 5% respectivement. Conséquence: amélioration du taux de couverture de plus d'un point. Le déficit commercial a, quant à lui, crû de 2,4% pour se situer à 8,5 contre 8,3 milliards de DH.
    De son côté, le solde global du budget, suite à une stagnation des dépenses et une évolution favorable des recettes, est passé de 2,6 à 3,2 milliards de DH. Le total des disponibilités monétaires et quasi-monétaires a dépassé le cap des 200 milliards de DH à fin mars 1997, soit 15 milliards de plus en une année. Cette évolution de la masse monétaire trouve son explication dans le bon comportement des avoirs extérieurs et des crédits à l'économie (Institut d'émission, banques de dépôts). Les évolutions respectives ont été de 18 et 11%.
    L'indice des prix de gros a enregistré une diminution de 2,8%.
    Pour le deuxième trimestre de l'année en cours, la tendance à la baisse des prix à la consommation et de gros semble se maintenir.

    En juin, l'indice du coût de vie a enregistré une régression de 0,2% par rapport à celui de la période correspondante de l'année 1996.
    L'indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière a atteint le niveau 360,8 contre 365,2 le trimestre précédent, enregistrant une baisse de 1,2%. L'analyse au niveau sectoriel révèle que l'indice du groupe mines a connu une augmentation de 0,2%, suite à l'évolution des prix des minerais métalliques (+1,3%). Le groupe «industrie» a régressé de 0,4% en raison de la baisse, notamment des sous-groupes «industries alimen-taires (1,6%). Les industries métallurgiques se tiennent bien (+0,8%). Quant au groupe «énergie», son indice enregistre une baisse importante de 7% justifiée par la régression des prix «pétroles raffiné et dérivés» (12,6%) et de «combustibles solides et pétrole brut» (2,4%).

    Fatima MOSSADEQ


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