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    Résultat 1996: Lesieur maintient le cap

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    En attendant la libéralisation des prix de vente des huiles de table, Lesieur déploie des efforts d'amélioration de la productivité, d'optimisation des coûts de production et de consolidation des parts de marché. Objectif: sauver ses marges.


    Lesieur récolte les premiers fruits de sa restructuration. Son résultat net a bondi de 62% à 344 millions de DH en 1996. Fait exceptionnel, car il s'agit d'un exercice hybride. Le premier semestre était régi par l'ancien régime des subventions et le second par le nouveau régime post-libéralisation. C'est en prévision de la mutation de son environnement que Lesieur a engagé son programme axé à la fois sur la révision des marges de trituration et de raffinage, la restriction des charges de personnel et des charges externes. Ce qui s'est traduit, entre autres, par une réduction de 20% du personnel et par la mise en place de mécanismes d'optimisation des achats et de consolidation des parts de marché.
    Malgré les perspectives de croissance modérées du secteur, les analystes de Casablanca Finance Intermédiation (CFI) estiment, dans une dernière étude consacrée à Lesieur, que les gains de productivité futurs permettront une croissance bénéficiaire suffisante. Le titre devrait ainsi réaliser une performance égale à celle du marché.
    Pour l'heure, l'impact de la libéralisation du secteur des corps gras se reflète sur les comptes de la société. Ses marges se sont fortement contractées dès le second trimestre 1996, et cette tendance a des chances de se poursuivre en 1997. Selon CFI, le résultat net prévisionnel accuserait une baisse de 34% à 227 millions de DH. Durant la première moitié de l'année dernière, les marges de trituration et de raffinage ont été comptabilisées sur la base de la marge négociée dans l'année. Donc, l'entreprise n'a pas eu à attendre deux ou trois ans pour connaître ses marges de 1996. Mais leur contraction survenue au second semestre provient de la flambée des prix des intrants, alors que le prix de vente de l'huile de table est, lui, resté inchangé.

    Par ailleurs, la libéralisation du secteur s'est traduite par la disparition des produits non courants associés à l'ancien système de subvention. De plus, l'actif de Lesieur s'est gonflé suite à la comptabilisation des stocks à leur valeur réelle, au maintien des stocks minima obligatoires et au retard de paiement de la subvention. Enfin, la libéralisation des importations expose désormais le producteur de corps gras aux fluctuations à la fois des taux de change et des cours mondiaux des matières premières.
    En 1996, le chiffre d'affaires de Lesieur a accusé une légère baisse (-0,45%) pour atteindre 3,4 milliards de DH. La reprise des ventes de l'huile de table (+10%) n'a pas compensé le recul des recettes des produits de trituration (-13,6%).
    CFI prévoit une progression de 5% du chiffre d'affaires à 3,5 milliards de DH en 1997. "Nous pensons que la baisse des ventes de l'huile brute suite à la disparition de la double facturation sera compensée par de bonnes perspectives de croissance des ventes des autres produits, huile d'olive et tourteaux notamment", précisent les analystes. Le marché des tourteaux est en phase d'expansion grâce notamment à son utilisation dans l'alimentation du poulet d'élevage.
    Le rétrécissement des marges relevé en 1996 devrait se maintenir en 1997 et tant que Lesieur ne peut répercuter la hausse du coût des intrants sur le prix de vente de l'huile raffinée.

    Fiche technique


    L'actionnaire de référence de Lesieur-Cristal est le groupe ONA avec 62,45% du capital. La SNI détient pour sa part 19,84% et le public 7,53%, les compagnies d'assurances 7,11% contre 3,07% pour les sociétés financières.
    Lesieur est implantée sur quatre sites (Casablanca, Roches Noires I et II, Aïn Harrouda et Kénitra). Elle dispose de 10 dépôts de stockage répartis sur le territoire national.
    Lesieur Cristal est le premier producteur d'huile alimentaire. Il assure la trituration des graines, la production et le raffinage d'huile brute ainsi que la production de savon de ménage. Lesieur commercialise en outre les tourteaux. Dans son chiffre d'affaires de 1996 (3,4 milliards de DH), les ventes d'huile de table ont contribué pour 59% des recettes contre 21% pour l'huile brute, 10% pour les tourteaux, 8% pour les savons et 2% pour l'huile d'olive.

    Mouna KABLY

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