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    Relance avec de nouveaux investisseurs

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Après quelques années de difficultés, le secteur de l'électricité va franchir une nouvelle étape qui sera marquée par la réorganisation de la profession sur le plan associatif. Par ailleurs, les projets d'investissements prévus sont jugés satisfaisants pour relancer le secteur.


    Les professionnels de l'électricité veulent restructurer leur association. «Il ne s'agit plus de traiter des questions occasionnelles, il faut aborder les problèmes inhérents au secteur dans des structures durables», note M. Abdellah Tabat, président de l'Asmelec (Association Marocaine des professionnels de l'Electricité). L'association projette par la même occasion de fusionner avec l'Amiee (Association Marocaine des Industries Electriques et Elec-troniques). Les travaux des deux associations convergent vers les mêmes objectifs. «Ce projet de fusion vient au bon moment», indique M. Salaheddine Kadmiri, président de l'Amiee. En effet, les grands changements en matière de production et de distribution de l'électricité incitent à une réorganisation de la profession face aux nouveaux grands donneurs d'ordre.
    La concession des centrales thermiques, l'arrivée de la Lyonnaises des Eaux, le programme d'électrification rurale sont des événements de grande importance pour le secteur. Le plan d'investissement présenté par l'ONE au 31 juillet dernier a été jugé ambitieux et rassurant. «Il va compenser la stagnation que connaît le secteur depuis deux ans», indique M. Tabat. La baisse du niveau d'activité s'explique essentiellement par le quasi-gel des appels d'offres publics.

    Le secteur de l'électricité place donc ses espoirs dans les programmes d'investissements. L'accroissement de l'activité de la profession dépend essentiellement de la réalisation effective des investissements prévus. A côté des investissements de l'ONE, la contribution de l'investissement privé sera de taille. Entre l'interconnexion Maroc-Espagne et le programme d'électrification rurale, les opérateurs pourront espérer à 1,6 milliard de DH d'investissements par an. A ceci s'ajoute la construction des deux autres tranches de centrales thermiques de Jorf Lasfar.

    La Lyonnaise des Eaux, quant à elle, devra investir un milliard de DH par an dont une bonne partie concernera le domaine de l'électricité. La réalisation de ces investissements reste tributaire d'une croissance économique normale. A défaut, un investis-sement non négligeable risque d'être encore reporté.
    Côté organisation de l'Asmelec, l'association regroupe 3 types d'activités (fabriquants, distri-buteurs et installateurs). Pour les industriels, l'ouverture des frontières pèse de plus en plus sur le secteur. En effet, un grand nombre d'opérateurs trouvent beaucoup de difficultés à affronter la concurrence international. De même, les pres-tataires de services sont concur-rencés par les installateurs étrangers qui prennent des parts de marché importantes. Les importations représentent entre 30 et 40% de l'offre nationale. Cette part comprend également les intrants dans la fabrication locale, précise M. Tabat.
    L'association entend oeuvrer en vue de coordonner les actions des différents intervenants dans le secteur afin de garantir une meilleure qualité de la prestation.


    De nouveaux transformateurs pour les poteaux


    Les nouveaux transformateurs de moyenne tension 160 kVA ont été lancés par Energie Transfo en fin 96. Depuis, d'autres fabricants ont mis sur le marché des capacités de tension similaires. «Nous avons actuellement la capacité de produire 5 transformateurs par jour», indique Mlle Nouzha Tâarji, directrice.
    L'avantage de ces transformateurs réside dans leur poids qui est réduit au maximum. Les poteaux électriques peuvent supporter jusqu'à 10 fois le poids du transformateur en question. Les fabricants de transformateurs sont très optimistes à la veille des grands projets (électrification rurale en particulier). Des augmentations de 20 à 25% du chiffre d'affaires sont attendues. Pour le cas d'Energie Transfo, des investissements sont prévus à court et moyen termes en vue d'améliorer la qualité et passer à un rythme de production de 7 pièces par jour (en transformateurs).

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