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    Par L'Economiste | Edition N°:1 Le 31/10/1991 | Partager

    Proche-Orient: La conférence quand même

    La conférence de Madrid s'ouvre alors que nous mettons sous presse. Israéliens et pays arabes se mettent enfin autour d'une table après 4 guerres et 43 ans de haine.
    Les pacifistes se réjouissent, les bonnes volontés se manifestent, les humanistes encouragent en toute bonne foi.
    Les USA ont accéléré le «processus de paix» après la guerre du Golfe qui leur a montré que leurs intérêts au Moyen-Orient pouvaient être menacés et qu'Israël ne pouvait être le seul allié. Gorbatchev arrivera un jour à l'avance à Madrid pour discuter de nouvelles garanties de crédits agricoles et d'une assistance pour la réforme du système de distribution. Israël viendra suite à la menace américaine de différer une aide financière destinée à l'intégration de nouveaux immigrants juifs. Itshak Shamir viendra d'ailleurs en personne, son ministre des Affaires étrangères, David Levy étant soupçonné d'être «grisé» par sa volonté de faire la paix, et se fera assister par les faucons.

    Il ne parlera pas des territoires occupés depuis 1967, et Israël annonce à l'occasion qu'il n'a prévu aucun plan de retrait ou de démilitarisation. Ses interlocuteurs arabes se demandent ce qu'il vient négocier ou céder en échange de la paix.
    Les pays arabes de la Ligne du Front, soutenus par ceux du CSG et de l'UMA représentés, offrent la paix contre les territoires.
    Itshak Shamir et les USA ont bien sûr exclu de la participation directe de l'OLP largement reconnu comme «représentant unique et légitime du peuple palestinien», qui devrait être le principal bénéficiaire de la paix.
    Arafat accepte de participer par personnes interposées et trouve de bonnes raisons «tout palestinien représente l'OLP».
    Il constitue une délégation de 14 personnes, présidée par Haïdar Abdel Chafi qui fera équipe avec la délégation jordanienne. Isolé suite à ses prises de positions pro-irakiennes pendant la guerre du Golfe. Arafat restera à Amman pour la conférence de Madrid, d'où il sera absent malgré lui pour offrir la paix.

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