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    Recul de la production mondiale de riz

    Par L'Economiste | Edition N°:3338 Le 11/08/2010 | Partager

    . 441 millions de tonnes en 2009/2010. Hausse de 0,7% de la consommation. Le réchauffement climatique, une menace Après le blé, les spéculations vont bon train sur le marché du riz, deuxième céréale alimentaire produite dans le monde. Ainsi, les prix mondiaux du riz ont encore perdu du terrain. Et ce, en l’absence de nouveaux achats en Extrême-Orient et devant les perspectives globalement favorables de la prochaine récolte de l’Inde. Même si les choses dépendront du résultat définitif de la mousson d’été. En 2009/2010, la production mondiale de riz est estimée avoir reculé de 1%, à 441 millions de tonnes, suite à un «vif repli de la production en Inde», d’après le rapport du Conseil international des céréales publié fin juillet 2010. Les analystes s’attendent toutefois à une hausse de 0,7% de la consommation de riz. Pour leur part, les stocks de report mondiaux ne devraient guère afficher de changement. Ceux des cinq principaux exportateurs de riz devraient afficher un léger repli, à 25,3 millions de tonnes (26,3 millions). En 2010, les échanges mondiaux sont légèrement affaiblis par rapport au mois dernier. Ceci s’explique, d’après le rapport, par un ralentissement de la cadence attendue des expéditions vers l’Afrique subsaharienne. Toutefois, à 29,6 millions de tonnes, cela fera tout de même 2% de plus qu’en 2009. Et ce, grâce au soutien d’une demande à l’importation plus ferme émanant de l’Extrême-Orient et en particulier des Philippines.A noter que le réchauffement climatique menace également la production de riz en Asie, le premier producteur mondial de cet aliment. Les études menées sur les terrains par des chercheurs américains et philippins et ceux de la FAO, ont révélé que les baisses de production étaient liées en premier lieu à des hausses des températures minimales journalières. L’étude a concerné près de 227 rizières en Chine, en Inde, en Indonésie, aux Philippines, en Thaïlande et au Vietnam, entre 1994 et 1999. «Quand la température minimale journalière monte, ou quand les nuits deviennent plus chaudes, le rendement de riz baisse», a indiqué le principal auteur de l’étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States, Jarrod Welch, de l’Université de Californie à San Diego.La montée des températures durant le dernier quart de siècle a déjà entraîné des baisses de production de riz allant de 10% à 20% dans certaines zones clés. Les pertes devraient s’aggraver au fur et à mesure que les températures montent, vers le milieu du siècle, selon le chercheur. Le riz est aussi un élément fondamental de l’alimentation de nombreuses populations du monde, notamment en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. Il est consommé quotidiennement par environ trois milliards de personnes. En Asie, c’est un aliment de base pour quelque 600 millions de personnes qui font partie du milliard d’habitants les plus démunis de la planète, selon les chiffres de la FAO cités dans l’étude.Par ailleurs, et à l’inverse du blé et du riz, la production mondiale de maïs en 2010/11 est placée à un record de 823 millions de tonnes, presque inchangée par rapport à un mois plus tôt. Si les révisions sont à la baisse pour les Etats-Unis et l’UE, elles sont plus ou moins compensées par les meilleures perspectives formulées pour la Chine, l’Ukraine et l’Indonésie. Quant à la consommation mondiale de maïs, elle devrait grimper à un record de 830 millions de tonnes en 2010/11, une hausse de presque 2% sur l’année précédente. Le total de l’utilisation dans l’alimentation animale en 2010/11 devrait grimper à 483 millions de tonnes (478 millions). La croissance de l’utilisation industrielle de maïs va une fois de plus dépasser la hausse de la consommation dans l’alimentation animale.


    Maïs: Les stocks mondiaux dégringolent

    Selon le rapport du Conseil international des céréales, les stocks mondiaux du maïs à fin 2010/11 devraient chuter à 134 millions de tonnes, leur plus bas niveau en quatre ans. Les estimations formulées pour les Etats-Unis étant abaissées par rapport au mois dernier. Objectif: traduire une utilisation intérieure plus forte que prévu et une contraction des estimations de récolte en 2010. A signaler que les prévisions totales d’importations sont hissées à 88,1 millions de tonnes (84,4 millions).F. Z. T.

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