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    Economie

    Recherche-développement: 40 millions de DH pour le supérieur

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    La recherche scientifique dispose de 40 millions de DH pour 1996/1997 et 1997/1998. Cette somme sera allouée aux projets de recherche-développement. Dans le projet de réforme de l'enseignement supérieur, la recherche est dotée d'une nouvelle organisation.


    L'enseignant-cher-cheur ne doit plus travailler enfermé dans son laboratoire ou bureau. Ses travaux doivent en principe bénéficier au monde productif. C'est en tout cas ce que prône le projet de réforme de l'enseignement supérieur.
    Il est à signaler que ce projet de réforme est toujours en discussion auprès des conseils universitaires.

    Appels à projets


    Outre les instances universitaires, la recherche-développement retient aussi l'attention des entreprises. «En atteste la création de l'Association Convergence dans le domaine de la recherche-développement», indique M. Saïd Belkadi, directeur de la Recherche Scientifique au Ministère de l'Enseignement supérieur.
    En attendant la mise en place des structures prévues par le projet, le Ministère de l'Enseignement Supérieur vient de doter la recherche scientifique de 40 millions de DH. Cette somme servira entre autres à la mise en place de pôles de compétences et du réseau informa-tique. Celui-ci devra relier tous les établissements universitaires avec connexion sur Internet.
    Ces 40 millions de DH vont transiter par le Centre National de Coordination et de Planification de la recherche scientifique et technique (CNR).
    Pour le financement des projets de recherche, le Ministère retient une nouvelle procédure: les appels à projets. Seront retenus, tout d'abord, les projets émanant des groupes de recherche des établissements universitaires et des instituts et laboratoires de recherche publics. L'évaluation des offres s'opérera ensuite par des commissions d'experts. Les critères de sélection sont notamment la pluridiscipli-narité, le travail de groupe en UFR ou en réseaux, l'association dans le cadre de la coopération inter-nationale, la programmation pluriannuelle, le partenariat avec le monde productif ou les cofinance-ments. La date-limite de dépôt des projets est fixée au 4 novembre prochain.

    Nouvelle organisation


    «Les déblocages des fonds seront effectués selon un échéancier et le degré d'avancement des travaux de recherche», est-il indiqué.
    Cette procédure rejoint les idées du projet de réforme de l'enseigne-ment supérieur et de la formation des cadres. Dans ce projet, il est pour la première fois dévolu à la recherche universitaire un rôle de participation au développement économique, d'accroissement de la productivité des entreprises et de promotion de partenariat recherche-industrie.
    En effet, parmi les objectifs assignés à la recherche scientifique, le projet cite notamment la promotion du progrès et de l'innovation technologique, la mise en valeur des ressources naturelles, le développement économique, social et culturel et le renforcement de l'identité culturelle.

    Si, en termes d'objectifs, le projet de réforme n'a rien de révo-lutionnaire, il prévoit toutefois une nouvelle organisation de la recherche scientifique avec deux principales structures: le Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique et la Fondation Nationale de la Recherche.
    La première sera chargée notamment de proposer une politique nationale en matière de recherche scientifique et s'occupera du marché de la recherche.
    La Fondation , elle, sera chargée, entre autres, de définir et d'assurer les financements des projets et programmes prioritaires. En d'autres termes, c'est elle qui va gérer le Fonds National de la Recherche. Celui-ci aura pour mission de financer les programmes prioritaires. Ainsi, c'est la Fondation qui lancera les appels à projets.
    Ce Fonds sera alimenté essentiellement par le Budget de l'Etat, les contributions des opérateurs, les taxes parafiscales spécifiques, la coopération internationale et la quote-part de la Fondation sur les éventuels brevets et applications.

    Malika ELJOUHARI

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