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    Economie

    Rapports accablants pour les cliniques

    Par L'Economiste | Edition N°:3345 Le 23/08/2010 | Partager

    . Les inspections ont révélé de nombreuses défaillances qu’on croyait à tort limitées aux hôpitaux publics- Le groupe électrogène ne dispose pas d’un système de commande lui permettant de se déclencher automatiquement en cas de coupure du courant, ou bien il est placé en dehors du bloc médico-technique. - Défaillance au niveau des fluides médicaux avec une seule bouteille d’oxygène pleine, la deuxième de secours est absente ou vide. Parfois absence de système by-pass sur le raccordement des bouteilles d’oxygène.- Dans d’autres cliniques, la situation est plus grave puisque les manquements touchent carrément aux équipements médico-techniques, notamment les blocs opératoires. Les inspecteurs ont été effarés de découvrir l’absence d’unité de réanimation et des équipements spécifiques, du sas avant l’entrée au bloc et en salle de réveil. - Dans certains établissements, il n’y a pratiquement pas de salle de stérilisation. Dans d’autres cas, le poupinel (système de stérilisation par chaleur), qui est censé faire partie des équipements de cette salle, est entreposé dans un local destiné aux équipements de la cuisine et de la buanderie (un véritable lit aux infections locales que la communauté médicale aime à désigner sous le terme savant d’infections nosocomiales).- Dans certaines unités, il n’y a pas assez de prises électriques, du moins pas suffisantes pour alimenter toutes les machines nécessaires à la pratique des opérations de chirurgie. - Dans d’autres situations, les enquêteurs ont découvert de véritables bric-à-brac. Le lavabo aseptique est dépourvu de filtre et le défibrillateur n’est pas fonctionnel. - Les tables d’instruments sont anciennes et vétustes. Un appareil d’anesthésie supplémentaire existe mais non fonctionnel (dans un état d’oxydation avancé), qui plus est déposé dans la salle d’opération. La marche à deux pieds est oxydée et le scialytique présente des ampoules non fonctionnelles.- La deuxième salle d’opération n’est pas épargnée : pas de négatoscope (sorte de petite armoire avec vitre translucide, munie d’un dispositif éclairant, sur lequel le médecin place les clichés).- Les inspecteurs ont même relevé la présence de poussières et de tâches de saleté à l’intérieur de cette salle d’opération. - La collecte d’aiguilles usagées se fait dans les bouteilles en plastique d’eau au lieu des collecteurs spécialement conçus à cet effet. - Un système fermant à clé destiné aux produits pharmaceutiques et vénéneux est inexistant. - Un flacon de produit anesthésiant entamé a été abandonné sur la table d’opération. - A la salle obstétricale, il n’y a pas de lavabo, pas de lit spécial permettant de mettre la parturiente en position gynécologique et de déclive. Quant au lit qui s’y trouve, il est ordinaire. L’incubateur et la table de réanimation néonataux présentent des dysfonctionnements de chauffage et de l’afficheur de température. - Les ressources humaines ne sont pas en reste (on s’en doutait un peu). Les cliniques n’emploient pas de médecin réanimateur à plein temps. Elles font appel aux médecins, anesthésistes particulièrement, ou aux infirmiers qui travaillent dans les hôpitaux publics (c’est le temps plein aménagé-TPA officieux ou au noir pour lequel privé et public ont trouvé un terrain d’entente). Parfois les infirmiers sont formés sur le tas.M. C.

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