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    Rapport d'activité 1995 : SCP : Une année plutôt difficile

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    A la veille de sa privatisation, la SCP fait le ménage. Elle adopte de nouvelles règles fiscales qui permettent d'assainir son chiffre d'affaires. Les résultats 1995 sont quelque peu décevants, mais s'expliquent par des raisons conjoncturelles.

    L'étude d'évaluation de la SCP (Société Chérifienne des Pétroles) est terminée. Le Groupement Salomon Brothers/BCM a été désigné comme conseiller financier. Il doit préparer l'appel d'offres pour la constitution d'un groupe stable d'actionnaires qui devrait détenir entre 35 et 51% du capital. Alors que l'entreprise vient de rendre public son rapport d'activité 1995 témoignant d'un recul important de son chiffre d'affaires (plus d'un tiers).
    Deux éléments sont à l'origine de cette baisse: la nouvelle règle fiscale et la conjoncture.
    En effet, pour ce qui concerne la nouvelle règle fiscale, le chiffre d'affaires 1995 valorisé aux prix indexés est désormais enregistré hors taxes (TIC). Résultat: il passe de 4,3 milliards de DH en 1994 à 2,7 en 1995. En revanche, le résultat net de l'exercice a connu une amélioration notable, se situant à 80 millions de DH.
    Ainsi, le niveau du résultat dégagé au terme de l'année 95 porte l'autofinancement à 137 millions de DH.
    L'entreprise a connu toute l'année d'importantes tensions sur sa trésorerie, entraînant un dépassement des frais financiers par rapport aux prévisions. La principale cause est la non-récupération des droits de douane et taxes payés sur les stocks fin 1994 de pétrole brut et produits finis, ainsi que le retard mis pour régulariser les dossiers de raffinage des années 1990 à 1994. Des réunions devraient permettre de régulariser la situation avec la Caisse de Compensation.

    Les limites du marché du fuel


    Globalement, l'année 1995 a été caractérisée par une baisse des marges sur le raffinage et une stagnation de l'activité d'emplissage.
    L'activité de production pétrolière et de gaz naturel est en recul par rapport à 1994. Pour la production de pétrole brut, elle passe de 3.622 à 2.705 tonnes métriques. La production de gaz s'établit, quant à elle, à 6,594 millions de m3 contre 10,690 millions en 1994.
    Concernant la partie raffinage, les quantités totales de pétrole brut importé ont régressé de 7,2% et le traitement a reculé de 4,2% par rapport à l'année 1994. Deux raisons: l'arrêt programmé des anciennes unités et les limites du marché du fuel-oil.
    Le fait marquant pour 1995 est le recul de la demande nationale en produits pétroliers. La baisse de 8,9% se justifie par une diminution de la consommation des essences, du gas-oil, mais surtout du fuel (8,1%).
    Elle s'explique par une chute de la demande due essentiellement à l'utilisation du charbon dans les centrales ONE, en raison du léger avantage fiscal de ce combustible et du différentiel de prix.
    L'activité emplissage, distribution de GPL et fabrication de bouteilles est aussi globalement en baisse. Les approvisionnements en GPL ont reculé de 10,6% en 1995. Les livraisons des centres emplisseurs SCP ont également régressé, mais dans une moindre mesure (1,4%).
    L'atelier de fabrication de bouteilles accuse une légère baisse d'activité qui concerne principalement les bouteilles de 3kg. En revanche, la fabrication de bouteilles de 12kg est en hausse de 3,2%. Une reprise est attendue pour l'année 1996 sur les 2 types de bouteilles.

    Somas, Salamgaz et les autres


    Les filiales de la SCP ont connu en moyenne une légère amélioration de leurs résultats comptables.
    Salamgaz, société d'emplissage en association avec Primagaz, a connu une saturation de son centre de Skhirat dès la 2ème année d'exploitation. Le démarrage du centre de Larache est prévu pour l'automne prochain et les travaux du centre Rabat-Nord débuteront à la fin de cette année.
    S.D.B.P., filiale à 100% de la SCP, a vu ses ventes de butane conditionné augmenter de 17%. Elle représente 7,5% des livraisons de la maison mère et 3,2% du marché national.
    Sigmaghreb, société de distribution de propane vrac, en association avec Elf-Antargaz, a enregistré un recul de ses ventes suite à la hausse importante du prix du propane sur le marché international. Néanmoins, son chiffre d'affaires et ses résultats ont progressé respectivement de 27 et 32%.
    SOMAS, de son côté, a connu un regain d'activité. Elle a réceptionné plus de 200.000 tonnes de butane dans ses deux cavités souterraines de stockage. Ceci représente 115% par rapport à 1994. La privatisation des parts de l'Etat détenues par la SNPP et le BRPM est en cours.
    EIE-GUIGUES MAROC, dont le chiffre d'affaires et le résultat ont atteint respectivement 21,7 et 3,5 millions de DH, a vu son activité se raffermir au cours de ces dernières années. Il est prévu qu'elle oriente son action de plus en plus vers le domaine de l'environnement et plus particulièrement dans l'assainissement des eaux de rejet.
    SCIF, dont l'avenir est compromis pour l'heure, affiche des résultats déficitaires.

    Fatima MOSSADAQ

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