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    Rapport d'activité 1995 : BNDE: Le résultat net chute de 60%

    Par L'Economiste | Edition N°:242 Le 08/08/1996 | Partager


    Alors que la restructuration de la BNDE est avancée, les performances de la banque sont en nette décélération. Est mise en cause la conjoncture défavorable.


    La BNDE a clôturé son exercice 1995 avec un bénéfice net de 64,6 millions de DH, en baisse de 60% par rapport à l'année précédente.

    Les fonds propres de la banque sont passés de 746 millions de DH à 841,7 millions en 1995. "Cette progression de 13% résulte de l'affectation en réserves d'une partie du bénéfice de l'exercice 1994", indique le rapport de la Banque.

    La restructuration de la banque engagée en 1994 avait pour objectif de redynamiser le financement des projets à travers les nouveaux métiers de banque d'affaires et le renforcement des services de banque commerciale. En 1995, les financements à court terme ont pourtant accusé une baisse de 16% due au recul des crédits par décaissement avec 642 millions de DH. Sur le plan de la collecte des ressources, le niveau moyen des dépôts à vue et à terme a doublé en une année à 379 millions de DH.

    Concernant l'activité de banque d'affaires, la BNDE a piloté le transfert au privé des trois unités de textile Icoz, Cotef et Setafil.

    Quant à l'activité classique de la BNDE, elle s'est globalement maintenue en dépit d'une conjoncture difficile. "L'impact de la reprise des investissements industriels sur le niveau des agréments de la banque a été contrarié par le fait que certains promoteurs ont différé la concrétisation de leurs projets", explique la banque. Les financements totaux agréés ont ainsi reculé de 13% à 2,8 milliards de DH. Les contrats signés ont porté sur 1,2 milliard de DH pour 989 millions effectivement débloqués.

    Les financements à terme se sont établis à plus de 1,6 milliard de DH, en recul de 12,3% par rapport à l'exercice précédent. Ces engagements ont permis de réaliser un volume d'investissement de plus de 3,6 milliards de DH. En outre, le quantum de financement s'est détérioré de 8 points à 40%.

    Les crédits à moyen et long termes demeurent le principal instrument d'intervention de la Banque avec 90% du total des financements à terme. Cependant, l'enveloppe des crédits à long terme est passée de 1,64 milliard de DH à 1,46 milliard, soit une baisse de 11% en une année.

    En revanche, les participations ont bénéficié d'une reprise de 11% à 106 millions de DH alors que les cautionnements ont chuté de 60% pour atteindre 38 millions de DH.

    Crédit performance


    L'analyse de la répartition par taille de financement révèle une nette progression des crédits de 15 à 50 millions de DH. "Cela s'explique en partie par l'instauration du crédit performance , une nouvelle procédure de financement rapide", précise le rapport.

    Les interventions de la BNDE ont bénéficié presqu'exclusivement au secteur privé et les promoteurs marocains ont drainé 1,15 milliard de DH, en progression de 4,4%.

    La part des crédits de financement des extensions est passée de 53 à 64% en 1995, totalisant 1,03 milliard de DH. Les créations de nouveaux projets n'ont porté que sur un montant de 571 millions de DH.

    Du point de vue de la répartition sectorielle, la BNDE a consacré 70% de ses agréments aux projets industriels.

    L'agro-industrie arrive en tête avec 27% du total des financements. "Ils ont concerné des projets de petite et moyenne tailles, la minoterie, le conditionnement et la conserve", est-il indiqué.

    Le secteur chimique et parachimique a capté 22% du total des crédits et 25% des investissements agréés. Cette progression est attribuée "aux engagements réalisés dans les branches des matériaux de construction et de la pâte à papier (Cellulose du Maroc)".

    Pour leur part, les IMME ont drainé 11% des financements agréés orientés en grande partie vers les branches de fabrication de rond à béton et emballages métalliques.

    Les crédits consentis au secteur textile ont connu un tassement (10%), après deux années de progression, "du fait de l'ajournement de la réalisation de certains projets".

    Enfin, le financement des activités non industrielles a augmenté de 57% en faveur des branches du transport et services.

    M. K.

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