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    Enquête

    Rapport annuel 1995 : L'OFPPT dresse le bilan de douze ans d'activité

    Par L'Economiste | Edition N°:242 Le 08/08/1996 | Partager


    Près de 49.000 stagiaires bénéficient de la formation initiale professionnelle OFPPT. Depuis la réforme du système en 1983/84, le nombre de stagiaires et la capacité d'accueil ont plus que doublé.

    1995 aura été l'année de toutes les performances à l'OFPPT. C'est du moins ce qui ressort du bilan d'activité entériné le 24 juillet par le Conseil d'administration présidé par le ministre de la Formation Professionnelle, M. Abdeslam Beroual. La quasi-totalité des postes se sont améliorés. Tout d'abord, l'ouverture de sept nouveux établissements de formation professionnelle fait monter la capacité d'accueil de l'Office de 2.072 places additionnelles.

    Il s'agit de l'Institut Supérieur de Tannerie de Casablanca, du Centre de Qualification Professionnelle (CQP) en confection à Casablanca, de l'Institut de Technologie Appliquée (ITA) en textile à Tanger, d'un ITA de confection à Fès, d'un ITA de cuisine à Agadir et d'un CQP polyvalent à Smara. 1995 a connu également la création de 13 nouvelles spécialités. 150 spécialités sont actuellement proposées par les établissements de l'OFPPT. Près de 25 spécialités sont disponibles pour le niveau technicien spécialisé, 54 pour le niveau technicien, 60 pour le niveau qualification et 11 pour le niveau spécialisation.

    10.000 DH par stagiaire


    Pour l'analyse du dispositif de formation, le rapport a pris comme année de référence 1983/84, année de la réforme du système de formation professionnelle. De 123 en 1983/84, les établissements de l'Office passent à 187 en 1995/96, ce qui a amélioré la capacité d'accueil de 114%.

    Les places pédagogiques se montent actuellement à 43.211 contre 20.150 en 1983/84. Par rapport à 1994/95, la capacité pédagogique s'est accrue de 3,6%. Le nombre des stagiaires a augmenté de l'ordre de 146% ces 12 dernières années pour atteindre 48.925. Le coût de formation par stagiaire a été estimé en 1995 à 10.000 DH par an. En 1993 et 1994, il a été respectivement de 9.450 et 9.900 DH (voir tableau).

    Pour ce qui est des spécialités dispensées par les établissements de l'Office, leur nombre a triplé entre 1984 et 1995.

    Sur un an, de 1994/95 à 1995/96, les performances sont plus modérées. Une baisse est même constatée. Ainsi, en ce qui concerne l'effectif des quatre niveaux de formation initiale, seuls les niveaux technicien spécialisé et qualification se sont appréciés. Les deux autres, à savoir les niveaux technicien et spécialisation ont connu des baisses respectives de 5,3 et 12,7%. Institué en 1993/94, le niveau technicien a accueilli en 1995/96 un total de 3.819 stagiaires, soit 30% de plus par rapport à l'année précédente. En raison de la demande du marché, indique le rapport, le niveau qualification enregistre une hausse de 5,8% pour atteindre un effectif de 23.259 stagiaires. Cette tendance se confirme même au niveau de la distribution des établissements de formation. En effet 95 des 187 établissements sont des Centres de Qualification professionnelle. La région Centre accapare la part du lion avec 66 établissements, soit 36% du total.

    Si le rapport commente, par ailleurs, l'évolution des effectifs pour ces deux niveaux, aucun détail ne vient expliquer la baisse qu'ont connue les deux autres niveaux.

    Par ailleurs, la formation alternée, partagée entre la pratique au niveau de l'entreprise et une formation théorique à l'établissement, a concerné, en 1995, 9.390 stagiaires dans 80 spécialités. Le nombre de stagiaire, s'est alors apprécié de 35% par rapport à 1994/95. Il est à signaler qu'une proposition de loi sur ce mode de formation a été adoptée à l'unanimité par la Chambre des Représentants, le 21 mai 1996. Elle attend toutefois d'être promulguée.

    La formation continue et les services aux entreprises, auront connu un net développement pendant l'année 1995, est-il indiqué. 46.503 travailleurs ont bénéficié de la formation continue en 1995, dont 57% au titre des contrats spéciaux de formation.

    Le taux d'insertion dépasse 60%


    Le taux moyen d'insertion, mesuré dix mois après la sortie de la promotion 1994, est évalué à 67%. C'est ce qui ressort de l'enquête par sondage réalisée par l'Office sur un échantillon de 2648 lauréats, représentant près de 11% de l'effectif total. Ce type d'enquête est conduit annuellement, dix mois après la sortie de chaque promotion. Une enquête plus exhaustive est réalisée lors de la remise des diplômes, 6 à 8 mois après la sortie des lauréats.

    Par rapport à l'insertion des lauréats de l'OFPPT aux années précédentes a connu une nette amélioration. La promotion de 1993 a été embauchée à hauteur de 60%. Les études d'insertion réalisées par le Ministère de la Formation Professionnelle ou l'OFPPT montrent que les diplômés du niveau qualification sont les plus prisés sur le marché du travail. En revanche, les lauréats du niveau technicien réagissent mieux aux difficultés d'emploi. Ainsi, les techniciens ont été embauchés à 72% en juillet 1994, alors que les lauréats de la qualification l'ont été à 58%. D'ailleurs pour faciliter l'insertion de ses lauréats, l'Office entretient des relations privilégiées avec les entreprises. A titre d'exemple, les épreuves du concours général sont proposées par des industriels qui participent également à l'évaluation et au suivi des stagiaires (Cf. L'Economiste du 25 juillet 1996).

    Au delà de l'embauche, la création d'entreprise est retenue par l'Office pour encourager ses lauréats à créer leur propre emploi. L'office a organisé en 1995 266 actions de formation en ce sens dont a bénéficié 2.942 stagiaires. En 1994, 39 actions seulement avaient été organisées au profit de 620 stagiaires. Concrètement, 116 entreprises ont été créées en 1995 contre 62 en 1994. Quelque 184 stagiaires ont bénéficié en 1995 et 1994 de l'avance à l'installation. D'une valeur de 10.000 DH, cette avance a été instituée par la loi 16/87.

    M.E.

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