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    Economie

    Rabat/Transport urbain
    Staréo, encore loin du bout du tunnel

    Par L'Economiste | Edition N°:3347 Le 25/08/2010 | Partager

    . Les syndicats montent au créneau. Concurrence farouche des grands taxis. Des divergences avec les actionnaires APRÈS la mise en service par Staréo de plusieurs nouveaux bus, tout le monde a cru que Rabat va dépasser la crise du transport déclenchée au début de cette année avec l’arrivée du gestionnaire délégué. Mais les récents développements montrent le contraire. La situation du secteur reste, en effet, très fragilisée. «Si les choses ne s’améliorent pas, l’expérience de la gestion déléguée pourra être avortée», avance une source proche du dossier, qui rappelle, au passage, que le démarrage de cette expérience s’est effectué dans la douleur: sabotage, incendies de bus, débrayages du personnel, sit-in… «Tout cela a contribué à la dégradation de la situation financière de notre société», indique une source de Staréo. Mais pour les syndicats, il y a également la mauvaise gestion et le manque de professionnalisme chez certains dirigeants du gestionnaire délégué. Un avis partagé par un ancien grand opérateur du transport urbain par bus au niveau de la capitale. A titre d’exemple, on avance la programmation des roulements et des horaires de service fixée pour ce mois de Ramadan. Ce qui a suscité le mécontentement du personnel. Un arrêt de travail spontané a été observé provoquant de sérieuses perturbations du transport des habitants de la capitale durant tout un week-end. C’était une occasion pour les syndicats de monter au créneau pour remettre sur le tapis leur cahier revendicatif. L’examen de ce dernier a fait l’objet d’une rencontre entre la direction et les bureaux syndicaux de la FDT (Fédération démocratique du travail) et de l’UNTM (Union nationale du travail au Maroc). Au menu, deux points importants. «Le premier concerne l’amélioration des conditions matérielles des salariés par l’octroi d’une nouvelle prime pour l’ensemble du personnel», précise Mohamed Boussaid, SG du bureau de la FDT à Staréo. Avant d’ajouter: «Et également une autre réservée uniquement aux chauffeurs des bus articulés. Une commission a été créée pour fixer le montant de ces deux primes. «La direction de Staréo a un délai de deux semaines pour nous faire des propositions correctes. Sinon, nous serons dans l’obligation de recourir à la grève pour faire aboutir nos revendications», tranche un responsable de la FDT. Pour ce dernier, il faut aussi trouver une solution définitive au problème des horaires du travail. La société pratique une programmation qui pénalise les employés en les obligeant à venir tôt au dépôt et attendre plus d’une heure avant la reprise effective de leur travail, selon Boussaid. Ce dernier souligne que les heures supplémentaires ne sont pas payées aux agents concernés. En tout cas, les négociations lancées à partir de cette semaine seront décisives pour éviter de revivre une crise semblable à celle qui a durement secoué pendant plusieurs semaines l’agglomération de Rabat au début de cette année. Mais, il semble que la marge de manœuvre de l’employeur reste très limitée pour le moment eu égard à la situation financière fragilisé de l’entreprise. «Les responsables de la société sont conscients de l’importance de l’amélioration des conditions matérielles de son personnel, mais cela une fois que l’entreprise commence à dégager de la richesse», précise une source de Staréo. Pour cela, la direction de cette dernière opte pour rémunérer une part variable non négligeable du salaire en fonction de la productivité et du nombre de tickets vendus. Sur ce volet, notre source soulève un certain nombre de problèmes qui menacent la pérennité de l’entreprise. Le premier est la concurrence déloyale des grands taxis. «Leur nombre dépasse 3.800 unités et en termes de capacité, c’est l’équivalent de 300 bus», indique un responsable de Staréo. «Il serait difficile pour notre société qui fonctionne dans la transparence comptable et fiscale de concurrencer ces transporteurs». «La wilaya est disposée à interdire l’activité des taxis à l’intérieur de la capitale, mais à condition que Staréo assure le transport des citoyens dans de bonnes conditions», souligne un responsable de la ville.


    Actionnaires réticents

    A la création de Staréo, son capital a été de 100 millions de DH avec une part de près de 51% pour Veolia Transport, alors que le reste revient aux actionnaires locaux qui sont les groupes Bouzid et Hakem. L’acquisition de bus pour renforcer le parc a nécessité l’augmentation du capital à 200 millions de DH. Les partenaires locaux ont refusé de suivre, selon une source de la wilaya. Veolia a été donc dans l’obligation de prendre la relève. Ce qui a permis de porter sa part dans le capital à 75%.Nour Eddine EL AISSI

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