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    Economie

    Rabat/Salé
    Les estivants boudent les plages

    Par L'Economiste | Edition N°:3334 Le 05/08/2010 | Partager

    . La médiocre qualité des eaux a fait fuir le public. Les opérations de dépollution ont pris du retard. Stationnement et restauration également pointés du doigtCETTE année, les estivants boudent les plages de la région de Rabat. D’habitude, dès la fin de l’année scolaire la côte de la capitale était prise d’assaut par les vacanciers. On pouvait dénombrer jusqu’à 40.000 visiteurs par jour, surtout le week-end. Mais pour la saison 2010, les estivants préfèrent apparemment aller bronzer ailleurs, plus au nord ou au sud du Royaume, voire à l’étranger. Sur place, les commerces ressentent cruellement les effets de la désaffection des touristes nationaux et étrangers. Selon un restaurateur, les causes de cette désaffection sont nombreuses. Il y a d’abord la qualité des eaux de baignade. Les deux plages de Rabat et Salé ont, en effet, été mal classées par le dernier rapport 2009-2010 sur la surveillance des plages publié par le ministère de l’Equipement. Répertoriées dans la catégorie B, leurs eaux sont de qualité moyenne. Bien que cette note soit meilleure que pour la saison estivale 2008, elle a contribué à faire fuir les visiteurs.

    1,8 milliard de DH pour un projet de dépollution
    Rappelons qu’en 2007, la rive gauche de l’embouchure de Oued Bouregreg a été classée dans la catégorie D (des eaux de mauvaise qualité donc non conformes à la norme). C’était le même cas pour la section qui se trouve à 120 mètres au sud de l’embouchure. Le même constat s’applique aussi pour la plage de Salé. Sur ce volet, il faut rappeler le projet de dépollution du oued et du littoral mené depuis quelques années par la société Redal, chargée de la gestion déléguée des services d’assainissement et de distribution d’eau et d’électricité au niveau de la région. Un réseau d’intercepteurs pour la collecte de toutes les eaux usées a été déjà mis en place. Et également la construction d’un émissaire marin de plus de 2 km. Mais le système de dépollution n’est pas encore opérationnel pour le moment et on continue à verser près de 200.000 m3 d’eaux usées dans le littoral. Cela est dû au retard dans la construction de la station du traitement de capacité de 520.000 m3 par jour. Selon la direction de Redal, le marché vient d’être adjugé et les travaux vont débuter incessamment. A noter que le coût global du projet de dépollution avoisine 1,8 milliard de DH. «On constate aussi ces dernières années la dégradation de la qualité du sable notamment pour la plage de Rabat», indique un riverain. Aux problèmes environnementaux, s’ajoutent les difficultés de stationnement. Une grande partie du parking de la plage de Rabat est occupée provisoirement par la société italienne chargée des travaux de construction du tunnel des Oudayas. «A défaut de places disponibles, les automobilistes préfèrent aller vers d’autres plages de la région», avance un gardien de parking. Les commerces et la restauration font défaut également au niveau de la plage de la capitale. «Difficile de trouver même une baguette de pain», signale un estivant. La majorité des commerces sont fermés cette année. «Les tarifs de location proposés par la commune n’ont pas pris en considération l’effet du mois de Ramadan sur la réduction de la durée d’exploitation des locaux durant cet été», explique un commerçant. Les deux cafés-restaurants en activité pratiquent des prix trop excessifs. Et en matière d’hygiène et de service, ce n’est pas le top. En plus de tous ces désagréments, il faut signaler que la capacité d’accueil de la plage de Rabat reste très faible, selon un responsable de la wilaya. «Il faut réfléchir sur une stratégie globale permettant une exploitation optimale de l’ensemble des plages de la région dont certaines se distinguent par une meilleure qualité des eaux de baignade et dotées des équipements nécessaires. Comme celle de Skhirate», dit-il. Celle-ci vient de décrocher pour la 4e année consécutive le label «Pavillon bleu». «Une distinction qui récompense les efforts pour améliorer la qualité des eaux de baignade, l’aménagement, le nettoiement et la gestion de la plage», indique un responsable de la société Redal partenaire avec d’autres organismes dans ce chantier. Parmi les différentes actions menées cette année dans le cadre de campagne «Plages propres», il convient de citer la mise en place d’un dispositif de surveillance active de la qualité des eaux de baignade. Grâce à la méthode Coliplage, innovation du groupe Veolia, qui permet d’analyser les eaux de baignade en moins d’une heure. Au menu également la mise en place d’un service de nettoyage quotidien de la plage. Pour faciliter le déplacement des habitants de Rabat et de Salé vers les plages des Nations, Sables d’Or ou Harhoura, la société de transport urbain, Stareo, a mis en place un système de navettes pour faciliter le déplacement des estivants.Nour Eddine EL AISSI
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