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    Quand l’hôpital fête Achoura

    Par L'Economiste | Edition N°:3429 Le 22/12/2010 | Partager

    . Opération réussie à Ibn Rochd . Une «maison de l’enfant» aux normes internationales «Nous avons pu collecter beaucoup plus de lots que prévu. Nous avons reçu plus de 300 lots de jouets, habits, biscuits et confiseries. Tant mieux, car c’est l’occasion de faire plaisir aux petits pensionnaires de l’hôpital pour enfants Ibn Rochd», indique Ghizlaine Rizki, une jeune orthophoniste ayant participé à l’organisation de l’opération «Achoura». Celle-ci s’est tenue vendredi dernier à l’hôpital. Les jeunes bénévoles de l’association Casa Centrale ont travaillé avec enthousiasme pour préparer l’évènement. Ils ont d’abord collecté de l’argent, des jouets et des habits neufs auprès de leur entourage et en diffusant l’information sur facebook. Ils ont ensuite emballé et préparé les cadeaux, acheté des cotillons, contacté des clowns et animateurs ainsi qu’un traiteur et un DJ, pour que la fête soit réussie. Une grande tente caïdale a été dressée dans la cour, juste en bas des pavillons. Des dizaines d’enfants malades ont pu profiter de la fête, sous l’œil satisfait des parents… Un moment empreint d’émotion et de joie, autant pour les enfants que pour les membres de l’association. «Nous organisons régulièrement des opérations similaires, pour adoucir le quotidien parfois difficile de nos jeunes pensionnaires. Une fois par semaine, le mercredi, nous faisons appel à des clowns professionnels pour venir apporter une touche de gaieté et de joie au sein de nos locaux. C’est l’association Noujoum qui s’en occupe», souligne professeur Mustapha Aboumaârouf, directeur de l’hôpital d’enfants et chirurgien pédiatre. Avec fierté, ce dernier montre aussi un centre flambant neuf, inauguré en août dernier, destiné à améliorer le quotidien des enfants malades, «la maison de l’enfant». Donnant directement accès aux couloirs menant aux chambres des malades, ce lieu contient plusieurs espaces aménagés pour des activités ludiques et éducatives : salle de musique, salle d’arts plastiques, salle multimédia, salle de cours, espace de détente, coin goûters… «Les enfants aiment tellement cet espace qu’ils ont presque envie de rester malades pour continuer à y avoir accès le plus longtemps possible», plaisante le professeur Aboumaârouf. Le coût de cette maison de l’enfant a atteint les 3 millions de DH, et le budget de fonctionnement est évalué à 400.000 DH par an. D’autres projets sont programmés au sein de l’hôpital: le bloc opératoire est en cours de rénovation. De plus un bâtiment est en construction en vue d’abriter un service de pédo-psychiatrie pour enfants et adolescents. L’équipe, déjà opérationnelle, connaît un grand succès. Les demandes de consultations ne font qu’augmenter et, selon le professeur Aboumaârouf, le travail effectué est de qualité. Si l’équipe dirigeante de l’hôpital fournit beaucoup d’efforts pour améliorer le quotidien des enfants, beaucoup reste à faire… L’hôpital, qui a une capacité de 275 lits, devrait être complètement rénové. Car de nombreux problèmes persistent, surtout dans certains services (promiscuité, insuffisance de matériel, absence de confort, literie trop vieille…). Un autre problème se pose de façon chronique, à savoir l’insuffisance d’infirmiers et d’aides infirmiers. Nadia BELKHAYAT

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