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    Publicitaires et transporteurs se découvrent des affinités

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Le hors-média gagne du terrain et se diversifie. Le bus vient de faire une entrée remarquée dans le cercle des outils de communication. Se plaçant derrière la télévision en termes de mémorisation, les publicitaires lui prédisent un avenir prometteur.


    Des bus Crédor, Nesquik, Ricoffy, Hawai, Rama et bien d'autres roulent ces derniers temps à Casablanca. Il s'agit de véhicules de transport en commun «habillés» aux couleurs de ces marques. On croirait des véhicules de transport du personnel.
    Introduite récemment au Maroc, cette technique de publicité se fait une place dans les stratégies de communication. Annonceurs et agences de publicité deviennent de plus en plus conscients de son impact. «L'espace proposé par les bus vient enrichir les outils disponibles et qui connaissent une saturation, estime M. Abdellah Icho, président de l'ADAM. De plus, c'est un support qui ne peut passer inaperçu, que ce soit pour les utilisateurs (de bus) ou les automobilistes».Ce type de publicité cible aujourd'hui les grands annonceurs, indique M. Yacine Sebti, administrateur d'Image Studio, régie publicitaire des espaces-bus et spécialisée dans l'habillage numérique de véhicules. Image Studio qui a investi près de 8 millions de DH pour l'acquisition de son équipement (local compris) a à son actif l'habillage des bus (Ricoffy) et des véhicules (Pingouin, Miko, La prairie et Coca-cola). Elle dispose d'ailleurs d'une chaîne de production locale allant de la prise de photos jusqu'à la réalisation finale (montage et finition).

    Pour M. Sebti, les PME et PMI devraient développer à leur tour l'habillage de leurs propres voitures utilitaires. «Grâce, d'une part, à la gratuité du support et, d'autre part, à l'existence de ces technologies au Maroc, les prix de revient rendent ces opérations-marketing plus accessibles», indique-t-il.
    Le bus pour sa part propose un support de proximité, qui offre par ailleurs la possibilité de reproduire une taille réelle et de qualité.
    Outre ces considérations, le coût de cette formule demeure relative-ment faible. A raison de 90.000 DH (location d'espace et habillage), l'annonceur peut s'offrir un support circulant dans les grandes artères de Casablanca ou d'autres villes durant toute la journée pendant trois mois. Le prix au mille contact demeure ainsi très faible (0,05 DH), est-il précisé. Par ailleurs, ce support présente un fort taux de mémorisation. «Une étude réalisée récemment pour le compte d'un annonceur a relevé un taux de notoriété dégagé grâce à cet outil qui dépasse les 70% et le place ainsi derrière la télévision», indique M. Alain Gomez, directeur commercial de Médiabus, autre régie d'espace publicitaire.
    Un taux confirmé par le bureau d'étude Créargie qui vient d'intégrer ce support dans son étude mensuelle des outils de communication.

    Ainsi, l'on remarque d'après ces études que le bus remporte un fort taux de mémorisation. A titre d'exemple, la margarine Rama obtient un taux de mémorisation de près de 20% grâce aux bus face à 24% de taux de mémorisation via la télévision, 6,5% grâce à la presse écrite, 9% de taux de mémorisation générée par la radio et 8% par les affiches sur la voie publique. C'est dire l'impact des actions hors-médias, relevés déjà à travers les investissements publicitaires annuels qui lui sont consacrés: le hors-média occupe globalement une part de plus de 30%(1).
    Dans tous les cas, si l'essor du hors-média et de la publicité-bus en particulier est indéniable, le support-bus n'absorbe pour l'heure qu'une infime partie des investissements publicitaires: 2 à 3%, estime M. Sebti. Et d'ajouter: «Les raisons reviennent à une méconnaissance de cet outil et de ses avantages. Son développement ira de pair avec le développement de la publicité grand format».

    Badra BERRISSOULE

    (1) Cf L'Economiste n°283 du jeudi 5 juin 1997.


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