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    Economie

    Protection de l’enfance
    Le monde arabe très loin du compte

    Par L'Economiste | Edition N°:3429 Le 22/12/2010 | Partager

    . Le bilan à mi-parcours du plan d’action arabe. Harmoniser les législations, parmi les recommandations DIFFICILE de se faire une idée sur l’état d’avancement de la protection de l’enfance dans le monde arabe. Si on ne tenait compte que des discours officiels, tous les pays membres de l’Ouma arabe sont conscients de la nécessité de lutter contre la violence et l’exploitation des enfants. Ils veulent tous lutter contre les fléaux des enfants de la rue, de l’exploitation au travail, de la pédophilie, du mariage précoce… «Phénomènes qui ne sont pas l’apanage du monde arabe, et qui existent aussi à l’échelle planétaire», tient à souligner Nouzha Skalli, ministre marocaine du Développement social, de la famille et de la solidarité. L’enfant reste la première victime de la société où les pratiques traditionnelles, la négligence ou encore les mutilations génitales féminines ainsi que les inégalités entre genre, prévalent. Les études pour faire valoir l’état d’avancement des pays arabes au niveau de la protection de l’enfance restent par ailleurs approximatives. En témoignent celles qui ont été présentées à Marrakech, lors du 4e Congrès arabe ministériel qui a achevé ses travaux le 20 décembre dernier. Nombreux sont les pays, et les institutions dédiées à l’enfant, qui «négligent» de répondre à des questionnaires envoyés. Pourtant, en 2004 à Tunis, les pays arabes ont adopté un plan d’action pour la protection de l’enfant suite à un rapport de l’Unicef, commandité par la Ligue arabe. Ils se sont engagés à adopter des plans en faveur de l’enfant. Entre autres, la nécessité de l’épanouissement de la personnalité de l’enfant dans une société basée sur l’équité, les valeurs de l’égalité... Depuis 2004, des pays arabes ont franchi de longs parcours avec d’importants progrès en matière de scolarisation ou encore d’accès à la santé, reconnaît Chedli Nefati, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe. Mais il reste beaucoup de chemin à faire, dit-il. Les pays arabes doivent accroître l’investissement en faveur des enfants et aller vers d’autres acquis comme garantir la paix, préparer le terrain pour une insertion sociale. Aujourd’hui, l’Ouma arabia n’est pas homogène en matière de protection de l’enfance. Des décalages entre pays persistent. D’abord à la naissance. Le taux de mortalité en couches est encore élevé au Soudan, en Mauritanie, en Ethiopie… Au niveau de la législation, certains pays arabes, comme la Tunisie et la Libye, sont dotés d’un arsenal juridique complet pour la protection de l’enfant. D’autres pays, comme le Maroc, l’Arabie saoudite ou l’Algérie, inscrivent la protection de l’enfance comme action prioritaire dans les textes de loi, mais sans arsenal juridique dédié. Une des recommandations de ce 4e Congrès est justement l’harmonisation des législations, l’interprétation unifiée des droits de l’enfant ainsi que le renforcement de la coopération entre les pays arabes.Placé sous les signes de l’action et de la consolidation en faveur de l’enfance, le 4e Congrès arabe de haut niveau des droits de l’enfant, organisé par le ministère du Développement social, de la famille et de la solidarité, en partenariat avec le secrétariat général de la Ligue arabe, a rassemblé 22 pays. Objectif: dresser le bilan des réalisations des pays par rapport aux objectifs du développement du millénaire et ceux d’un monde digne des enfants et aussi réviser et améliorer le «2e Plan arabe pour l’enfance» les cinq ans à venir. Les pays ont profité de l’occasion pour réitérer l’engagement en matière de mise en œuvre des droits de l’enfant. De grands discours. Reste à activer sur le terrain les engagements.B. B.

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