Economie

Propriété intellectuelle: Le Royaume joue le jeu

Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

. Des textes tout neufsLE Maroc est dans la course. Il désire jouer le jeu et le fait très correctement. Venant de modifier sa législation, il s’est conformé aux engagements pris à l’Organisation mondiale du commerce. Tout est neuf: loi sur la protection des obtentions végétales, loi sur la protection de la propriété industrielle, loi sur les droits d’auteur et droit voisin. Il fait bien et essaie de ne pas être en retard: son accord de libre-échange avec les Etats-Unis le presse avant la fin de cette année, d’être fin prêt sur ce plan pour accueillir en toute sécurité les gros investisseurs américains.C’est donc là la bonne image du pays donnée à Hong Kong, et validée lors du dernier examen de la législation marocaine sur la propriété intellectuelle mené par le Conseil des ADPIC (Accord sur les aspects sur les droits de propriété intellectuelle) en juin 2001. Mais sur le terrain, bien des batailles restent à mener. D’où la toute nouvelle culture émergente (vraiment balbutiante) de la lutte contre le piratage et la contrefaçon, les campagnes de sensibilisation pour protéger les droits d’auteurs.Cela ne sera efficace qu’à la condition de tenir compte de la population qui vit de ce secteur parce qu’elle n’a pas les moyens d’intégrer le formel. Et cela est directement lié aux enjeux posés à Hong Kong.Un expert du commerce extérieur relève d’ailleurs: «le Maroc s’est limité à respecter les obligations découlant de l’accord ADPIC. Cela sans faire valoir les droits que lui confère l’OMC en matière de protection de la propriété intellectuelle, pour améliorer le niveau de vie de la population marocaine ainsi que les performances à l’export».M. Kd.

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