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    Economie

    Promotion de l'emploi et lutte contre le chômage : Un plan d'urgence en gestation

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    La commission en charge de la promotion de l'emploi et de la lutte contre le chômage remettra le 8 octobre son projet de programme d'action qui doit s'articuler autour de l'insertion directe et de l'autoinsertion.


    "Notre travail doit déboucher sur des mesures précises et concrètes". M. Habib El Malki, secrétaire général du Conseil National de la Jeunesse et de l'Avenir (CNJA) donne le ton à l'ouverture de la réunion préparatoire de la commission de la promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage chargée d'élaborer un projet de programme d'action d'urgence avant le 8 octobre prochain.
    Cette rencontre, qui a eu lieu le 2 octobre, a rassemblé les partenaires du dialogue social. L'intégration des chômeurs diplômés ne fait pas l'unanimité. Aux yeux de M. Khalid Lahlou, représentant la CGEM, l'intégration demeure une solution provisoire puisque cette situation risque de se renouveler à l'avenir. Il propose l'idée d'encourager le départ en préretraite à 55 ans, puisqu'à cet âge, les personnes ne sont pas très friandes de reconversion. La CIMR aurait accepté, mais la CNSS refuse toujours. Pour lui, cette solution présente l'avantage de libérer des postes de travail à redistribuer aux jeunes et dynamiser les micro-entreprises puisque les candidats à la préretraite sont mûrs pour entreprendre et mieux gérer.
    Le nombre de chômeurs diplômés, établi à partir du recensement (août 1995 à mars1996) s'élève à 2.683 dont 792 femmes. Au 26 septembre dernier, 2.106 d'entre eux ont été intégrés dans divers départements, selon M. Abdallah Bendhiba, de la Direction des Cadres du Ministère d'Etat à l'Intérieur. Il a indiqué que "seuls 577 ne sont pas insérés dont 314 sont en cours d'embauche".

    Le privé gisement d'emplois


    Les partenaires ont décidé de se revoir ce jeudi 3 octobre pour élaborer le projet de programme. Celui-ci s'articule autour de deux axes. Le premier concerne l'insertion directe dans l'Administration (où il reste encore des opportunités d'emplois) et dans le secteur privé qui constitue "un gisement important de création d'emplois". Afin de puiser dans ce réservoir, le renforcement de l'encadrement de l'entreprise privée s'avère indispensable. Il s'agit d'élaborer des mécanismes d'incitation au profit des entreprises. Des dispositions peuvent être envisagées en faveur de l'entreprise, visant à la promotion de l'emploi des cadres et des techniciens. Il faudra donc réaménager l'IGR afin de favoriser leur recrutement et lier l'attribution des marchés publics à l'instauration d'un minimum d'encadrement.
    Des mesures sont également prévues pour concrétiser "la formation-insertion" qui constitue un instrument pouvant rapprocher l'offre et la demande de travail. Il s'agit de mobiliser des ressources spécifiques pour financer des programmes d'insertion-formation, inciter le secteur privé à s'engager dans la conception des programmes et l'embauche des jeunes ayant suivi ces stages de formation et de susciter le dialogue au sein de l'entreprise par la mise en place de stages de formation-reconversion.

    Agence pour l'emploi


    L'intermédiation entre l'offre et la demande de travail n'est pas en reste. Les partenaires sont conscients de la nécessité de mettre en place une Agence Nationale pour la Promotion de l'Emploi, entité similaire à l'ANPE en France.
    Le second axe de ce projet de programme a trait à "l'autoinsertion". Plusieurs mesures peuvent impulser réellement la création d'entreprises. La première a pour objectif d'intensifier l'aménagement des locaux professionnels, particulièrement au profit des communes les plus pauvres où existent des opportunités de projets de créations d'entreprises. Pour cela, il est nécessaire de revoir la ventilation du fonds de promotion de l'emploi pour dégager un financement additionnel (environ 20 millions de DH pour 20 communes), de réduire la superficie à environ 0,5 ha. Une autre mesure recommande aux banques de mieux s'engager dans le financement des projets de jeunes, d'autant plus que des textes ont libéralisé le taux d'intérêt de la partie bancaire et donné plus de latitude aux banques en matière de recouvrement en cas de contentieux. Sur ce registre, les dispositions urgentes à prendre appellent les banques à financer les jeunes dans le secteur agricole, à procéder au rééchelonnement de leurs crédits en cas de difficultés et à généraliser l'utilisation du Fonds de garantie aux crédits octroyés par la CNCA en faveur des lauréats de formation agricole.
    Autre mesure: mettre en oeuvre les dispositions concernant les offres de terrains agricoles au profit des jeunes de formation agricole et aux enfants d'agriculteurs. Pour y parvenir, il est recommandé d'accélérer les procédures de cession des terrains domaniaux (Sogeta, Sodea, Comagri, Snde) au profit de lauréats de formation adéquate et inciter la CNCA à financer les projets des jeunes sur les terrains collectifs à la lumière de l'attestation de l'autorité provinciale.

    Mohamed CHAOUI

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