×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Privatisations: Démarrage des opérations en novembre

    Par L'Economiste | Edition N°:1 Le 31/10/1991 | Partager

    C'est le "Prêts? Partez" pour les privatisations, donc un mois de Novembre qui s'annonce chargé tant pour les services du ministère en charge du dossier que pour les deux comités, pour les administrations des entreprises privatisables et pour les cabinets spécialisés dans l'évaluation et l'audit...


    Les cabinets spécialisés seront en première ligne dès le mois de Novembre. Des offres de services faites aux services du ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et de la privatisation sont relativement larges et viennent pour les deux tiers de cabinets ou bureaux d'études de droit marocain.

    Handicaps et garantie de bonne fin


    On indique de bonne source qu'à prix et contenu similaires, la préférence sera donnée aux offres marocaines, étant entendu qu'un cabinet de droit marocain peut aussi disposer d'un partenariat étranger. Néammoins, le ministère dit «regretter vivement» l'absence de règlementation pour les professions comptables. En effet, cette absence jette automatiquement une ombre sur le processus de sélection tout en rendant difficile l'application stricte des procédures habituelles en matière de marchés publics.
    Un autre handicap est évoqué: celui de la difficulté qu'il y a à organiser des opérations de communication en direction des entreprises privatisables, de manière à sécuriser les employés.
    Cette difficulté prend un relief particulier si l'on considère que l'année prochaine sera une année électorale et qu'au Maroc, les relations entre le domaine syndical et le domaine politique demeurent ambivalentes, remarque-t-on.

    Prestations annexes : 2,5% des recettes au maximum


    Avec des mots parfois très proches, les hommes ayant en charge, chacun pour sa partie, les privatisations, mesurent donc très bien les difficultés dont ils auront à tenir compte. Ils en tirent parfois l'impression «d'aller au casse-pipe» pour leur avenir professionnel. Cependant, l'observateur extérieur, lui, en tire l'impression que l'exacte mesure des difficultés est une garantie de bonne fin.
    Globalement, les services du ministère estiment que le coût des privatisations (études, évaluation, salaires des fonctionnaires de l'entité en charge du dossier, restructurations éventuelles ....) sera au maximum de 2,5% du montant des recettes de cette privatisation. Cette proportion est notablement inférieure aux 3 à 5% cités pour les coûts annexes de privatisation dans d'autres pays. Cette différence est expliquée par les différences de tarif et de coût de la main-d'oeuvre existant entre les prestations marocaines et les prestations de services identiques à l'étranger.
    Depuis la mi-septembre, les deux comités placés auprès du Ministre, l'Organisme d'Evaluation et la Commission des Transferts, se réunissent pour fixer les principes de sélection pour les premières cessions.

    En Octobre est venu le coup de pouce de la relance avec, le 15, le dépôt à la Chambre des Représentants, du «projet de loi portant ratification du décret pris pour le fondement de l'habilitation»(1) .
    Ce texte devrait en principe venir rapidement à l'ordre du jour. La Chambre peut le ratifier, ou l'amender ou encore le rejeter. Dans ce dernier cas, le processus se trouverait bloqué.
    La nomination des membres de la Commission des Transferts est datée du 13 septembre. Elle a commencé à travailler sous la présidence du ministre dès la fin septembre.
    Cette commission, comme l'avait révélé le numéro 0 de l'ECONOMISTE, comprend M. Kadiri, directeur des domaines, M. Toulali, Directeur général des collectivités locales, M. Meziane, Secrétaire général du ministère des Travaux publics, de la Formation des Cadres et de la Foramtion professionnelle, M. Belbachir, Directeur de la Conservation foncière et M. Haddaoui, Directeur général de la Caisse nationale de Crédit agricole.

    La Commission des Transferts assiste le Ministre pour fixer les principes à partir desquels va s'ordonner la privatisation. Les hypothèses sont :
    - la garantie de succès, laquelle ne préjuge pas, est-il noté, de la taille de la cession;
    - l'absence de «problème quelconque» au niveau du bilan;
    - Une rentabilité actuelle ou rapidement accessible;
    - l'absence de problème de sureffectifs;
    - la possibilité d'associer des acquéreurs, petits ou grands, résidant sur tout le territoire; on précise à ce propos que cette hypothèse de travail peut «très bien» se trouver remplie offrant des cessions d'entreprises différentes.
    De par son large éventail interministériel, la Commission garantit une bonne coordination du programme, fait-on remarquer. C'est aussi elle qui a la charge d'appeler des experts, temporaires ou permanents, à titre de consultants. En tout état de cause, l'ensemble des actions est conduit en étroite concertation avec les ministères de tutelle et les dirigeants des entreprises concernées.
    Par ailleurs, et toujours de bonne source, il est précisé que le ministère lancera "incessamment" de vastes opérations de communication pour expliquer et populariser la privatisation.

    Nadia SALAH.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc