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    Courrier des Lecteurs

    Privatisation de la Sonasid : Les sociétés de bourse montent au filet

    Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager

    La Bourse des Valeurs de Casablanca a intégré depuis le 2 juillet une nouvelle société industrielle. Le transfert de 35% du capital de la Sonasid s'est effectué avec succès. Les banques perdent pour la première fois du terrain au profit des sociétés de bourses et OPCVM.


    L'Offre Publique de Vente (OPV) de 35% du capital de la Sonasid s'est clôturée avec une demande atteignant une fois et demi le volume des actions offertes. Les souscriptions ont porté sur 2.235.041 titres soit 6.883.628 DH pour 1.365.000 actions mises en vente totalisant 420.420.000 DH.
    L'opération a mobilisé 11.449 souscripteurs mais seuls 5.389 d'entre eux ont été servis. Les porteurs de BDP1 ont été entièrement satisfaits et les détenteurs de BDP2 servis à 85%. Aucune attribution n'a profité aux souscripteurs en espèces compte tenu de la taille de l'OPV.

    Conformément au schéma classique, les personnes physiques prédominent avec 54% des actions attribuées contre 31,7% pour les personnes morales et 14,2% pour les OPCVM. Ces derniers ont sensiblement amélioré leur participation puisque pour l'OPV de la Samir, ils n'avaient totalisé que 4% des attributions. En revanche, la part des RME n'a pas dépassé 5% des actions Sonasid contre 17% pour la Samir.

    Les petits porteurs de 3 à 50 bons représentent 67% des souscripteurs contre 11% pour les détenteurs de plus de 50 Bons.
    Ce schéma est conforme à l'objectif d'élargissement de la base des souscripteurs, recherché par le Ministère de la Privatisation.
    "L'analyse de l'évolution des souscriptions dans le temps, montre que l'essentiel des souscription a été effectué pendant les derniers jours, le plein n'ayant été atteint que le 28 juin", explique
    M. Abderrahmane Saaïdi, ministre de la Privatisation chargé des Entreprises d'Etat, lors de la conférence de presse organisée le 2 juillet pour l'annonce des résultats de l'OPV de la Sonasid.
    Par ailleurs, la conversion des Bons a porté sur 157.184 pour la première tranche soit 34% de leur encours et 256.338 Bons de la seconde tranche (26%).
    Après souscription à la Sonasid, l'encours global est de 1.049.178 Bons, soit 305.516 BDP1 et 743.662 BDP2.

    Timidité de la BCP

    Casablanca Finance Intermédiation (CFI) et la BCM, les deux
    co- chefs de file de l'opération, ont drainé 40% des actions attribuées, avec 24% et 16% respectivement. La BCP n'arrive qu'en troisième position avec 11,9% des attributions.
    La clientèle de la Banque Populaire avait acquis prés de 590.000 BDP1 pour en convertir 62% lors de la privatisation de la Samir et 3% pour la Sonasid. Alors qu'elle était détentrice de prés de 427.000 BDP2, elle n'en a converti que 10% pour cette dernière OPV. Actuellement, la BCP détient un encours global de plus de 600.000 BDP dont 34% de BDP1. Il y a de fortes chances que ce volume soit en grande partie réservé à l'OPV de la BCP. L'encours global actuel estimé à 1.049.178 Bons s'en trouvera réduit d'autant. L'accélération du processus de privatisation de la BCP contribuera à rétablir la visibilité du marché des BDP. Le projet de réforme de statut de la BCP présenté par le Ministre des Finances devra au préalable être soumis à l'approbation du Parlement.

    Le taux de participation des sociétés de bourse s'est démarqué des opérations précédentes puisqu'il s'établit à prés de 40% des attributions contre 8% pour l'OPV de la Samir. Parallèlement, le système bancaire a perdu du terrain car sa contribution est passée de 90% à 60% pour la première fois.
    Attijari talonne CFI avec 19,4% des attributions globales.

    Al Wassit se place en troisième position avec 16,4% des actions distribuées contre 9% pour Maroc Inter Titres.
    Globalement, les recettes cumulées, toute opération de privatisation confondue, ont généré 10,5 milliards de DH dont 3,1 milliards générées au terme du premier semestre 1996, suite au lancement des deux vagues successives de BDP.

    Mouna KABLY

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