Economie

Primature/Santé: Les négociations continuent

Par L'Economiste | Edition N°:2175 Le 20/12/2005 | Partager

. Une autre réunion hier dans l’après-midi. Les primes de garde et d’astreinte jugées les plus urgentes par une centraleLes négociations entre le gouvernement et les différents syndicats de la Santé se poursuivent. Une réunion devait se tenir hier, 19 décembre dans l’après-midi, à la Primature, en présence de représentants des Finances. Cette rencontre fait suite à celle du vendredi 16 décembre, à la Primature toujours. La réunion s’est déroulée en présence de Mohammed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, Mohamed Boussaïd, ministre chargé de la Modernisation des secteurs publics et Abderrazak Lazrak, conseiller du Premier ministre et les représentants des cinq syndicats (CDT, FDT, UGTM, UMT et UNMT). «C’est une réunion de suivi. Le cahier revendicatif a été présenté à Jettou lors de la première réunion, il y a une dizaine de jours», indique une source proche du dossier. Selon cette même source, la Primature avait promis «de faire un effort, malgré les moyens limités. Mais les revendications doivent être révisées à la baisse». La Primature a proposé de commencer par les plus urgentes. Le reste doit être échelonné dans le temps. Selon une source bien informée, les primes de garde et d’astreinte ont été présentées comme les plus urgentes par une centrale dont elle tait le nom. Abdelmajid Boubekri, secrétaire général de la Fédération nationale de la santé affiliée à la FDT, est optimiste. «Les deux parties ont montré une grande volonté pour venir à bout du problème qui dure depuis longtemps. Nous avons réalisé des avancées sur plusieurs points», indique-t-il. Le syndicaliste fonde d’ailleurs un grand espoir sur la réunion d’hier. De son côté, Mohammed Ouardi, secrétaire général de la Fédération nationale de la santé, affiliée à l’UMT, se montre moins enthousiaste. Pour lui, les négociations ne sont qu’à leur début. D’autres manches sont au programme. Des commissions techniques ont été constituées pour approfondir l’examen du cahier revendicatif (www.leconomiste.com). Les revendications du corps médical remontent à plusieurs années. Le gouvernement a déjà consenti une enveloppe de 200 millions de DH, que les syndicats ont jugé insuffisante. Les médecins demandent l’amélioration urgente de leur situation matérielle: rémunération des gardes et heures supplémentaires, indemnités sur le risque professionnel qu’il faut intégrer dans le calcul de la retraite et alignement du doctorat de médecine, qui n’est toujours pas reconnu comme un doctorat d’Etat. Les infirmiers, quant à eux, dénoncent le blocage des promotions annuelles. Plusieurs points concernant leur statut n’ont toujours pas été réglés.Mohamed AKISRA

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