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    Economie

    Prévisions du CMC : Consolidation de la croissance en 1997

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    Le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) prévoit un taux de croissance pour 1997 d'environ 3,7% et un taux d'inflation de 4,7%. Le marché du travail n'enregistrer a pas de détente significative.


    "L'année 1997 sera celle de la continuité et de la consolidation de la croissance observée en 1996". Ce pronostic est établi par M. Habib El Malki, président du CMC, lors d'un point de presse autour des perspectives de croissance de l'année prochaine. Il situe le taux de croissance pour 1997 autour de 3,7% avec un taux d'inflation de 4,7% qualifié de "modéré".
    Ces prévisions sont basées sur trois éléments. L'environnement international présente pour l'année prochaine "un profil plus porteur" en comparaison des années précédentes, malgré les tendances déflationnistes frappant l'Europe. Le poids économique des pays asiatiques qui ne cessent de croître, le maintien du dynamisme de l'économie américaine sont autant d'éléments qui laissent à penser que le rythme de croissance de l'économie mondiale se situera autour de 3,2%.
    M. El Malki a cité également "la dynamisation du processus de confiance à travers l'opérationalité du dialogue initié depuis juin dernier" et ayant abouti à deux accords. Le premier n'est autre que le "Gentlemen's Agreement" passé entre l'Etat et la CGEM et visant la normalisation des rapports entre le gouvernement et le patronat. Quant au second accord, le CMC fait allusion à la déclaration commune issue du dialogue social. Le CMC a réalisé une étude pour évaluer l'impact sur le plan économique des différentes mesures de cet accord tripartite, particulièrement celles concernant la revalorisation des salaires de la fonction publique et du SMIG avec les allocations familiales. Ces résultats montrent que leur application aura des effets d'entraînement. Ainsi, le PIB gagnerait 2,6 points supplémentaires sur un an avec un risque d'inflation estimé à +1,3%. La demande interne ne manquera pas d'évoluer de 1,6%.

    Effet du social sur l'économie


    La réhabilitation du social est donc perçue comme un facteur d'appui à la reprise économique, à condition que les mesures contenues dans la déclaration commune du dialogue social soient respectées et appliquées en totalité par les partenaires engagés.
    Le troisième élément qui est à la base des prévisions du CMC réside dans la force d'entraînement de trois facteurs appelés à jouer un rôle moteur dans la croissance économique. Leur poids respectif au niveau économique reste variable. Ainsi, l'agriculture connaîtra un taux de croissance de 2,5%, chiffre basé sur une production céréalière de 80 à 85 millions de quintaux. Cette récolte sera supérieure à la moyenne tout en intégrant les effets décalés dans le temps de celle de cette année, précise M. El Malki.
    Quant au secteur des mines, il est appelé à enregistrer un taux d'accroissement de 6,2% l'année prochaine contre 5,5% pour 1996. Cette performance est liée au dynamisme des industries locales de transformation du phosphate, explique-t-il.
    Concernant le secteur des BTP, il connaîtra un dynamisme après le creux des années précédentes. Son taux de croissance se situerait autour de 5% contre 1,5% auparavant.
    En dépit de cette embellie persiste un point noir: le marché du travail ne va pas enregistrer une détente significative. La traduction de la croissance sur le marché de l'emploi reste faible en raison du stock important de chômeurs. Le CMC recommande d'assurer une croissance forte tout en réduisant les flux démographiques. Si la mise en place d'une structure d'intermédiation pour rapprocher l'offre de la demande d'emploi s'avère indispensable, une autre action vise à adapter les profils de formation aux besoins des entreprises (Voir article p. 49).

    Mohamed CHAOUI

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