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    Courrier des Lecteurs

    Prêt syndiqué: Le marché juge le spread insuffisant

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    La tentative du Maroc de retourner sur le marché international des capitaux risque de se solder par un échec.
    Comme annoncé dans L'Economiste du 2 octobre dernier, la décision de lever 200 millions de Dollars sous forme de prêt syndiqué, tout en se passant de la notation, avait pour objectif premier de sonder le marché. Elle visait surtout à prouver aux agences de rating (sans doute hésitantes à accorder l'Investment Grade) la bonne perception du marché du risque souverain.
    D'une maturité de 5 ans, le prêt syndiqué devait être coarrangé par Commerzbank et Sumitomo. Ces dernières s'étaient engagées à mobiliser respectivement 25 millions de Dollars et à constituer un tour de table auprès de banques commerciales. C'est à ce niveau que le processus bloque aujourd'hui. Le spread fixé par le Maroc à 45 points de base au-dessus du Libor, jugé attractif en octobre, ne l'est plus actuellement.

    Explications: les banques deviennent plus prudentes sur leurs engagements depuis la dernière crise financière. En outre, la prime accordée par le Maroc reste peu compétitive par rapport à celles des autres pays émetteurs et concurrents. Résultat: l'opération censée être bouclée ces jours-ci bute sur la réticence des banques commerciales.
    A préciser également que le mois de décembre reste marqué par un ralentissement de l'activité. "Ceux qui ont réalisé de bonnes affaires veulent afficher de bonnes performances annuelles et les autres préfèrent limiter les dégâts", explique un analyste financier.

    L'absence de l'annonce officielle du rating du Maroc n'est pas faite non plus pour rassurer les investisseurs. Elle laisse libre cours à des rumeurs défavorables. Ce qui expliquerait également la cession de gros paquets sur le marché secondaire de la dette marocaine, tranche A, observée les journées des 18 et 19 décembre notamment.
    Il aurait été plus judicieux, à en croire des analystes, de lancer une émission de samouraï bonds sur le marché japonais.
    Le marché regorge de liquidités, les agences japonaises sont jugées plus indulgentes et les banques commerciales nippones auraient facilement vendu le produit.
    Reste à savoir s'il est possible à ce stade de faire machine arrière sans porter atteinte à la crédibilité du pays.

    Mouna KABLY

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