×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Pourquoi la Snep monte dans le capital de Dimatit

    Par L'Economiste | Edition N°:3429 Le 22/12/2010 | Partager

    . Elle s’offre la minorité de blocage pour 183,7 millions de DH. Rachat de sociétés consommatrices de PVC en perspective. 2,5% de droits de douane dè le 1er janvier 2011 LE cours de la Société nationale d’électrolyse et de pétrochimie (SNEP) a été suspendu à la cote lors de la séance du mardi 21 décembre. La suspension fait suite à l’acquisition par la Snep de 21,6% du capital de Dimatit, également filiale du groupe Chaâbi. Dimatit, qui s’active dans la fabrication de matériaux utilisés dans les secteurs de l’agriculture, de l’hydraulique, du bâtiment et de l’emballage, a réalisé un chiffre d’affaires de 722,8 millions de DH en 2009. Avant cette prise de participation, Ynna Holding détenait déjà 12,5% du capital de Dimatit. Selon Omar Chaâbi, vice-président exécutif du groupe éponyme, cette nouvelle participation offre à la Snep «une minorité de blocage» et d’ajouter qu’elle «passera ultérieurement à 50%». L’opération, d’après Chaâbi, «entre dans une stratégie de rachat de sociétés consommatrices de PVC pour assurer l’écoulement d’une partie de la production de la Snep». L’opération, décidée lors du conseil d’administration du 20 décembre de la Snep, a coûté 183,7 millions de DH. Mais cette «montée dans le capital de Dimatit à 34% n’aura aucun impact sur l’endettement net de la Snep», indique un communiqué. Un endettement à hauteur de 448,8 millions de DH à fin juin. A noter qu’en mars 2010, son conseil d’administration avait décidé que la cession du reliquat du capital de Dimatit -initialement prévue en 2009- sera «momentanément suspendue». Parallèlement, la Snep s’est déjà engagée dans un programme de rachat de ses actions et qui s’étale du 1er septembre dernier au 29 février 2012. Cette nouvelle transaction n’est finalement que le prolongement d’un long feuilleton. Celui d’un bras de fer ayant opposé l’Association marocaine de plasturgie à la Snep. Avec comme principal enjeu une requête de clauses de sauvegarde déposée fin 2009 par la filiale du groupe Chaâbi. Celle-ci, avant d’être retirée en août 2010, a fait valoir auprès du ministère du Commerce extérieur une «importation massive de PVC» provenant surtout des Etats-Unis, d’Egypte et d’Europe (Allemagne, Espagne, Belgique…). La Snep invoque ainsi «une baisse des ventes en PVC en volume et en valeur, un détournement de commandes et une concurrence déloyale». Aujourd’hui, la question se pose sous un autre angle. Le marché marocain de PVC consomme 110.000 tonnes par an. Et le groupe Chaâbi, qui aspire à «renforcer son intégration industrielle», en produit les deux tiers. Est-ce que «le rachat d’autres sociétés consommatrices» ou productrices du PVC ne risque pas de créer un déséquilibre dans le marché en faveur de la Snep justement? Omar Chaâbi rétorque que c’est «une stratégie à laquelle ont recours tous les groupes pétrochimiques internationaux». Toujours est-il que le Conseil de la concurrence risque fort probablement d’être encore une fois sollicité (voir encadré) pour une éventuelle concentration économique. Infraction de droit de la concurrence qui est constatée «lorsque les entreprises qui sont parties à l’acte, ou qui en font l’objet ou qui lui sont économiquement liées, réalisent ensemble durant l’année civile précédente plus de 40% des ventes, achats sur un marché national». L’article 11 relatif à la loi sur la liberté des prix et de la concurrence précise aussi qu’une «concentration (…) a pour effet de permettre à une entreprise d’exercer directement ou indirectement une influence déterminante sur une ou plusieurs entreprises». La question risque donc de se poser pour le PVC et pas seulement. Surtout que Plastima, ennemi juré de la Snep et concurrent direct de Dimatit, a déjà mené la fronde en 2007, puis en 2009. Elle a été d’ailleurs à l’origine des deux avis jusque-là formulés par le Conseil. Et depuis cette affaire de clause de sauvegarde, le groupe Chaâbi et le groupe Sekkat se livrent une «guerre» sans merci.


    2,5% de droits de douane

    L’Association marocaine de plasturgie a estimé lors d’une audition publique, tenue en janvier 2010 à Rabat, que la Snep «ne peut continuer à prétendre à une protection douanière». Dès sa privatisation en 1993, les importations étaient taxées à 40%, puis 25%, puis 17,5%... La loi de Finances 2009 les ramènent à 10% pour atteindre 5% en début d’année et 2,5% dès le 1er janvier 2011. Finalement, le groupe Chaâbi a retiré en août dernier sa demande de clause de sauvegarde. Alors qu’entre-temps, l’Association des plasturgistes avait déposé fin 2009 un avis auprès du Conseil de la concurrence: celui-ci s’est «déclaré incompétent…», rapporte une source proche du dossier. Logique, puisque l’objet de la demande était les clauses de sauvegarde dont l’octroi relève du ministère du Commerce extérieur.F.F & M.A.B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc