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    Pour redorer son blason et se rapprocher de sa clientèle : La CNSS élargit les compétences de ses délégations

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager

    L'encadrement de la CNSS planche sur la décentralisation de la gestion de la Caisse pour la rapprocher des assurés. La première étape du dispositif sera appliquée dès le mois prochain à une dizaine de délégations. L'opération sera accompagnée par la révision du système d'information. A terme, toute la chaîne des tâches opérationnelles sera traitée localement.


    Décriée de toutes parts pour sa gestion et la qualité de ses prestations, la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) veut redorer son blason auprès du public. "Nous devons corriger l'image détestable que véhicule la Caisse, il n'est pas question que l'on persiste dans des services déficients", lance M. Rafik Haddaoui, directeur général de la CNSS, à l'adresse de 300 cadres de l'organisme, réunis en conclave du 22 au 26 avril à Casablanca pour plancher sur la décentralisation de la gestion de la production de la Caisse. Où qu'il se trouve, chaque agent doit se sentir responsable de l'action de l'entreprise et faire preuve d'initiative, prévient M. Haddaoui devant un auditoire peu habitué à ce type de discours. Au siège reviendra la mission de définir la stratégie et fixer les orientations générales de la Caisse. L'accent sera dorénavant mis sur la supervision et le contrôle des services décentralisés. Toutes les tâches opérationnelles seront transférées aux délégations, "sauf pour des cas jugés sensibles". L'objectif est de réduire les délais de traitement des dossiers des assurés, et donc d'être beaucoup plus proche de leurs préoccupations, assure-t-on. "Il n'est pas normal qu'une indemnité journalière arrive à son bénéficiaire plusieurs mois après la demande". Pour mobiliser ses troupes, la direction générale mettra en place un système de sanction-récompense pour évaluer le personnel: il faut savoir, explique M. Haddaoui, qui est qui ? qui fait quoi ? comment le fait-il ?, etc... Dans un premier temps, la dizaine de délégations régionales servira de "laboratoire" au processus de décentralisation, avant d'étendre l'expérience aux représentations provinciales et préfectorales. Dès le mois de mai, les délégations-pilotes seront habilitées à traiter de l'affiliation des entreprises, de l'immatriculation des salariés et des dossiers de prestations les concernant. A partir de juillet 1997, les délégations, qui seront connectées à l'ordinateur central du siège, pourraient directement "saisir, consulter et mettre à jour" les données des assurés. La troisième phase du processus interviendra fin 1999. A cette échéance, souligne la direction générale de la Sécurité Sociale, chaque délégation sera entièrement responsable de toute la chaîne depuis l'immatriculation jusqu'au traitement des dossiers de prestations.

    Enjeu: Accroître l'attractivité de la Caisse


    Le transfert d'une partie des compétences du siège aux services extérieurs ne constitue qu'un volet de la réalisation du schéma directeur de la CNSS. La décentralisation s'accompagnera de la révision complète du système d'information afin d'assurer la fluidité de la gestion. Au terme de la mise en place du système, tous les services extérieurs devraient en principe être connectés au siège.
    Pour la CNSS, l'enjeu de la modernisation de ses méthodes de gestion est capital: il s'agit de rendre l'organisme plus attractif qu'il ne l'est aujourd'hui. Depuis des années, le nombre d'affiliés à la Caisse plafonne à 1 million, chiffre qui aurait dû évoluer, reconnaît son directeur général. Les créations d'entreprises (ou plutôt le solde entre les créations et les disparitions) ne se répercutent pas ou peu sur les effectifs des assurés. D'un autre côté, malgré l'obligation légale d'assujettissement, la CNSS ne détient pas le monopole de l'assurance sociale. "Il est aisé de constater que cette activité est devenue de plus en plus concurrentielle du fait de l'intervention d'autres opérateurs tels que les banques, les assurances et les organismes privés de prévoyance sociale", observe M. Haddaoui. Ces derniers, qui de surcroît ont une logique commerciale et marketing aux antipodes de celle de la CNSS, sont de redoutables concurrents. Le renforcement des attributions des délégations sera simultanément suivi d'une amélioration de leurs infrastructures. Un planning général des réalisations de nouvelles constructions et de modernisation de ses représentations est en cours d'élaboration. A ce titre, la CNSS projette d'investir 200 millions de DH dans le programme, répartis sur 5 ans.
    L'on rappellera que le schéma directeur ainsi relancé a été adopté depuis 1990. Il aura donc fallu six ans pour voir intervenir les premières mesures de concrétisation.

    Abashi SHAMAMBA

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